Les policiers du SPVQ ne donneront pas de bonbons cette année aux enfants qui défileront aux postes des arrondissements. Dans une note interne, dont Le Soleil a obtenu copie, on peut lire «qu'étant donné le contexte budgétaire», aucune friandise ne sera distribuée dans les arrondissements. Cette nouvelle compression irrite la Fraternité des policiers de la Ville de Québec (FPPVQ).
«Ça illustre comment on est rendu à presser le citron au Service de police», peste Bernard Lerhe, président de la FPPVQ. «Des effectifs ont été coupés et, de plus, des heures ont été amputées au service des communications. Certains soirs, plus personne ne répond au téléphone. Là, on coupe dans les friandises. La question que l'on se pose est à savoir où ils vont couper demain?»
M. Lerhe pousse les citoyens à questionner le vice-président au comité exécutif Richard Côté, responsable du dossier de la sécurité, à propos des compressions effectuées auprès du corps policier.
Économie de bouts de chandelle
Selon nos sources, le SPVQ fait une économie de bouts de chandelle en ne donnant pas de friandises cette année. Les centrales de police des quatre arrondissements recevaient environ 125$ en bonbons à distribuer aux enfants pour un total de 500$.
«C'est malheureux», se désole Bernard Lerhe. «C'est une activité importante pour les policiers. Ça permet d'entrer en contact avec les gens et de leur diffuser de l'information. On a beaucoup parlé de police communautaire au cours des dernières années. La distribution de friandises à l'Halloween, c'est une façon de se rapprocher des citoyens de demain qui vont devenir adultes.»
Cette compression, qui s'ajoute à celles déjà effectuées, mine le moral des troupes. «Ça crée un climat de frustration et de morosité», confie le président de la FPPVQ.