Arrestation de Serge Lefebvre: déceptions et peines ravivées

Serge Lefebvre a été arrêté alors qu'il se... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Serge Lefebvre a été arrêté alors qu'il se trouvait à l'extérieur du Centre communautaire de Cap-Rouge, au 4473, rue Saint-Félix.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) «Je croyais vraiment que Serge Lefebvre pouvait se réhabiliter. Il avait fait un cheminement incroyable au pénitencier, avant d'être remis en liberté. Alors, c'est bien clair que je suis très déçu de constater qu'il vient d'être arrêté de nouveau.»

Le président et fondateur de l'organisme La Vigile, Jacques-Denis Simard, a appuyé Serge Lefebvre dans son processus visant à bénéficier d'une remise en liberté anticipée. La Vigile vient en aide aux policiers en situation de crise ou qui éprouvent des problèmes de consommation de drogues ou d'alcool.

Lui-même agent à la retraite de la Sûreté du Québec (SQ), M. Simard a eu un premier contact avec Lefebvre en 1993, alors qu'il travaillait au programme d'aide des policiers de la SQ.

«Je voulais comprendre ce qui l'avait mené à tuer ces deux policiers, raconte M. Simard. J'ai eu quelques réponses, mais je n'ai jamais été en mesure de trouver ses motivations profondes.»

En constatant que les rapports des psychologues et autres experts indiquaient que Lefebvre progressait très bien en prison, M. Simard avait accepté de témoigner pour lui afin qu'il puisse être remis en liberté. Depuis que Lefeb­vre avait été libéré, M. Simard n'était plus en contact avec lui.

«Les rapports des experts étaient très bons, se rappelle-t-il. Ce qui me choque davantage avec son arrestation aujourd'hui, c'est qu'il a été arrêté en faisant le même pattern qui avait mené au meurtre des deux policiers.»

Moral à plat

Jacques-André Leclerc était officier à la police de Sainte-Foy quand Lefebvre a abattu les deux policiers de Québec.

M. Leclerc habitait alors, comme c'est toujours le cas aujourd'hui, à quelques maisons de celle de Lefebvre.

«Le moral des policiers de Sainte-Foy était à plat, se souvient M. Leclerc, aujourd'hui à la retraite. Les citoyens nous montraient moins de respect. Dans les briefing avec les policiers, je me souviens que l'ambiance était tendue au maximum à ce moment-là.»

Au cours des dernières années, M. Leclerc affirme qu'il entretenait des rapports cordiaux avec son voisin meurtrier. Il discutait avec lui de temps en temps et s'informait de sa famille. Leurs enfants se sont fréquentés au cours de leur jeunesse.

«Je lui avais pardonné ce qu'il avait fait, mais je n'avais pas oublié, raconte M. Leclerc. S'il avait essayé de parler de cette soirée de 1985 avec moi, j'aurais immédiatement refermé la porte. Ce qui me désole le plus aujourd'hui, c'est tout le désarroi qu'il vient de semer dans sa famille, qui l'avait toujours appuyé.»

Jointe à son domicile, celle qui était la conjointe du policier Yves Têtu au moment de sa mort, Guylaine Bourgoing, a préféré ne pas répondre aux questions du Soleil.

«Elle veut pas trop en parler, parce que ça rebrasse plein de choses à l'intérieur d'elle», a indiqué le conjoint actuel de Mme Bourgoing, Réal Deblois.

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