Plusieurs citoyens ont expliqué au Soleil qu'ils n'avaient pas eu de réponse à leurs plaintes pour chien agressif. C'est le cas entre autres de trois personnes qui ont contacté la SPA après avoir été agressées par un chien, laissé détaché par un propriétaire négligent, dans l'arrondissement des Rivières.
À la suite de la publication de l'article, dimanche, le conseiller municipal Gérald Poirier s'est entretenu, mardi, avec le directeur général de la SPA, Denys Pelletier. L'organisme, lui a-t-on expliqué, avait déjà enquêté sur les propriétaires du chien, mais croyait la situation réglée. Des agents ont donc fait le suivi qui s'impose. MM. Pelletier et Poirier ont aussi convenu de se rencontrer de nouveau pour trouver «des solutions à long terme», explique le conseiller. Il sera question entre autres de sensibilisation.
En entrevue au Soleil, M. Pelletier le concède : «On est quelque peu débordés. Nos effectifs sont un peu limités et on y va par priorité.» Seulement une ou deux personnes travaillent aux plaintes.
«La demande est plus forte que ce qu'on pouvait anticiper», constate-t-il. Jusqu'à récemment, les plaintes étaient gérées par la police, mais depuis juin 2011, c'est la SPA qui s'en occupe. Les gens, poursuit-il, sont peut-être plus enclins à traiter avec la SPA qu'il ne l'étaient avec les policiers.
M. Pelletier a bon espoir de trouver une solution avec la Ville de Québec. Cela pourrait passer, dit-il, par l'ajout de personnel.
Tollé à Montréal
À Montréal, un projet de règlement sur les chiens agressifs a soulevé tout un tollé. Dans un cas de morsure, le chien serait immédiatement déclaré dangereux et euthanasié, à moins que le propriétaire ne déniche dans les 24 heures un expert pour contester le jugement de la Ville.
Un règlement complètement «déraisonnable», dit la porte-parole de la SPCA, Alanna Devine. Il écarte la présomption d'innocence, les aspects circonstanciels - comme un chien qui ne fait que se défendre -, et les autres solutions moins draconiennes comme le port d'une muselière. La SPCA a cependant obtenu d'être consultée avant l'adoption du réglement, et Mme Devine a confiance en la version finale.
M. Pelletier est du même avis que sa consoeur de Montréal, et croit que le règlement de Québec, qui prévoit l'examen des chiens délinquants à la maison par des comportementalistes, fait la juste part des choses entre la protection des animaux et des humains.