Peine avec sursis au complice du voleur de cuivre

Les deux individus s'étaient introduits par effraction au... (Photothèque Le Soleil)

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Les deux individus s'étaient introduits par effraction au poste situé sur la route 138, à Saint-Tite-des-Caps. L'autre homme avait été électrocuté lorsqu'il avait coupé des fils à l'aide de pinces.

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(Québec) Le complice de l'homme électrocuté en tentant de voler du cuivre dans un poste d'Hydro-Québec, en avril 2011, a été condamné jeudi à une peine avec sursis de neuf mois qu'il pourra purger dans la collectivité. De plus, Michael Paradis-Giguère, 25 ans, devra faire 200 heures de travaux communautaires.

Les deux individus s'étaient introduits par effraction au poste situé sur la route 138, à Saint-Tite-des-Caps. L'autre homme avait été électrocuté lorsqu'il avait coupé des fils à l'aide de pinces.

Son corps s'est enflammé, et c'est Paradis-Giguère qui a éteint les flammes qui le consumaient. L'accusé n'a finalement tiré aucun bénéfice de son intrusion, mais la société d'État, elle, a subi des dommages évalués à 25 000 $.

Selon le rapport présentenciel, Michael Paradis-Giguère banalise grandement la gravité de son geste, a souligné le procureur de la Couronne, Me Justin Tremblay. Il doit donc apprendre à se responsabiliser.

Pour le procureur, une peine d'au moins quatre mois d'emprisonnement aurait été appropriée, car, Paradis-Giguère ayant agi avec l'objectif d'un gain pécuniaire facile et rapide, sa culpabilité morale était élevée. De plus, l'individu ne s'est pas conformé à une peine qui l'obligeait à faire des travaux communautaires.

Peu de risques de récidive

Pour sa part, l'avocat de l'inculpé, Me Pierre Desruisseaux, s'est dit d'avis qu'il ne cherchait pas à mettre en péril la vie des gens. La vue du corps de son ami en flammes a entraîné un choc post-traumatique chez Michael Paradis-Giguère. «Il n'y a rien de plus dissuasif que de perdre un ami dans une telle aventure commune», a soutenu Me Desruisseaux en recommandant au juge Alain Morand de permettre à l'inculpé de purger sa peine dans la collectivité.

«J'ai eu ma leçon», a déclaré ce dernier au juge. «J'ai compris beaucoup de choses et j'ai décidé de me reprendre en main.»

Le juge Morand a reconnu que le rapport présentenciel était très favorable à l'accusé qui n'avait que deux antécédents judiciaires de méfait et de conduite avec capacité affaiblie. D'après le rapport, en effet, le risque de récidive de sa part se révèle peu présent.

L'accusé a changé de milieu et de mode de vie, a constaté le magistrat. Il bénéficie en outre du soutien de ses proches et s'il y a eu du laxisme parmi ses valeurs, il ne possède pas une personnalité criminelle.

Durant la moitié de sa peine, Paradis-Giguère devra se trouver chez lui 24 heures sur 24 et, durant le reste de celle-ci, il devra y être entre 23h et 7h. Il sera ensuite en probation durant deux ans.

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