Québécoise poignardée: un ressortissant espagnol écope de deux ans

Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil

Partager

(Québec) Le juge Christian Boulet a condamné mardi Roberto Ruiz Alonzo à une peine globale de deux ans d'incarcération pour avoir poignardé une Québécoise de 51 ans, en août 2011.

Déduction faite de sa détention provisoire de 13 mois depuis les événements, il restera 11 mois de prison à purger au ressortissant espagnol déclaré coupable de voies de fait graves. Le juge a estimé que la réhabilitation de l'individu de 53 ans est envisageable.

Les deux personnes avaient fait connaissance en Californie, un mois avant le crime. L'accusé était ensuite venu à Québec et il avait demandé à la victime de l'accompagner à Rimouski. Le refus de la dame avait irrité Alonzo et au cours de la discussion qui avait suivi, elle lui avait demandé de quitter le chalet où ils séjournaient.

Pour toute réponse, l'individu sans antécédents judiciaires avait poignardé la femme. Elle avait évité un second coup de couteau en saisissant la lame, ce qui lui avait causé des lacérations à la main. Elle a également reçu un violent coup de poing à l'oeil.

De l'avis du chirurgien qui a témoigné au procès, la femme a eu une chance inouïe de ne pas être blessée au foie, ce qui aurait pu lui être fatal. La lame du couteau a plutôt glissé entre son foie et son diaphragme.

La procureure de la Couronne, Me Andréanne Sirois, avait réclamé une peine de trois ans de pénitencier, alors que l'avocat de l'accusé, Me Herman Bédard, avait plutôt suggéré au juge de le condamner à une peine de 13 mois, soit la période de détention déjà purgée. Au chapitre des circonstances aggravantes, le juge Boulet a retenu que la victime a été hospitalisée durant trois jours et qu'elle a conservé des séquelles psychologiques de l'événement.

À titre de circonstances atténuantes, le magistrat a mentionné le rapport présentenciel favorable. Il y est mentionné qu'Alonzo manifeste des regrets sincères pour son geste et qu'il éprouve de l'empathie pour la victime.

En conclusion, le juge Boulet a observé que le crime a eu des conséquences importantes, mais non permanentes, pour la quinquagénaire. Quant à l'accusé, ses gestes, note le juge, étaient davantage impulsifs que planifiés.

En plus de la peine d'incarcération, Alonzo s'est vu interdire de posséder des armes durant 10 ans ainsi que de communiquer avec sa victime et sa famille durant toute sa période de détention. Enfin, il a dû se soumettre à un prélèvement d'échantillons de substances corporelles aux fins d'analyse génétique.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer