Avalanche dans l'Himalaya: une zone extrêmement dangereuse

Des secouristes aident une victime de l'avalanche mortelle... (Photo AP)

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Des secouristes aident une victime de l'avalanche mortelle qui a fauché la vie de neuf alpinistes et dans laquelle six autres sont toujours portés disparus. La tragédie a eu lieu dimanche au camp de base du mont Manaslu, dans le nord du Népal.

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(Québec) Le mont Manaslu, au nord du Népal, dans l'Himalaya, est un «terrain de jeu extrêmement dangereux», estime l'alpiniste réputé François-Guy Thivierge. Vainqueur de l'Everest et des sept sommets, le grimpeur émérite n'oserait même pas s'y aventurer, jugeant l'entreprise trop risquée.

«Il faut rappeler aux gens que l'Himalaya, c'est un terrain de jeu extrêmement dangereux. Toutes les montagnes de l'Himalaya, on ne peut pas les comparer aux montagnes des Rocheuses canadiennes ou des Alpes. C'est pas le Kilimandjaro, qui se monte à pied», souligne d'emblée l'alpiniste originaire de Québec François-Guy Thivierge.

Cet habitué de la très haute montagne n'est pas surpris outre mesure de voir une tragédie emporter plusieurs alpinistes sur le mont Manaslu.

«C'est malheureux, mais ça arrive. Même moi qui me rends dans l'Himalaya - j'y suis allé trois fois -, il y a des montagnes que c'est sûr que moi, j'irais pas. Là, c'est jouer à la roulette russe avec ta vie pour monter une montagne? Moi, je ne suis pas d'accord avec ça.»

Épée de Damoclès

Mais chaque alpiniste possède son propre degré de risque. Sur le mont Manaslu, les aventuriers doivent s'attendre à séjourner plusieurs jours avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

«Même les itinéraires dans l'Himalaya ont des passages obligés avec des séracs, des chutes de glace, qui sont anticipés. Mais on se croise les doigts et on passe. Ce sont des risques qu'on doit accepter au départ», soutient le conférencier. «Les gens pensent que tu as de l'expérience... Mais tu n'en as pas assez. On n'en a jamais assez, d'expérience.»

Pas moyen d'échapper aux itinéraires périlleux. Le mont situé à 8156 m dans l'Himalaya ne comporte pas de voie facile. Tous les groupes organisés sont exposés à ce haut niveau de risque.

«C'est comme si c'était une corniche de glace qui est accrochée à une toiture, et à toutes les fois que tu passes en dessous, ça peut décoller», illustre l'alpiniste d'expérience.

«C'est ça qui est arrivé, malheureusement... Une grosse chute de sérac a emporté un camp au complet.»

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