Conflit étudiant: près de 200 plaintes en déontologie policière

Durant la période de janvier à juillet, ce... (PHOTO: EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Durant la période de janvier à juillet, ce sont les manifestations à Montréal qui ont entraîné le plus grand nombre de dénonciations de la part des citoyens, soit 145, contre 15 à Québec.

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Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) Un total de 193 plaintes ont été déposées en déontologie policière pendant toute la durée du conflit étudiant, dont 15 se rapportant à des incidents survenus à Québec et 145 à Montréal. Près de la moitié des dénonciations sont par ailleurs issues de vidéos visionnées sur YouTube.

Les premières plaintes ont été reçues à la fin du mois de janvier, alors que la dernière remonte au 11 juillet, selon la porte-parole du Commissaire à la déontologie, Me Louise Letarte.

Au cours de ces six mois, ce sont les manifestations dans la métropole qui ont entraîné le plus grand nombre de dénonciations de la part des citoyens, soit 145, contre 15 dans la capitale nationale. Le comportement des policiers lors des émeutes survenues à Victoriaville les 4 et 5 mai a attiré 16 plaintes. Le reste des dossiers déposés auprès du commissaire concernent des interventions policières ayant eu lieu à Gatineau (12), à Sherbrooke (4) et à Chicoutimi (1).

14% de plus qu'en 2011

Depuis le début de 2012, le Commissaire a reçu 1587 plaintes comparativement à 1392 pour l'ensemble de l'année 2011. Il s'agit d'une augmentation de 14% - alors que l'année n'est pas encore terminée - qui correspond essentiellement aux plaintes déposées dans le contexte du conflit étudiant, souligne Me Letarte. En raison du volume important de nouveaux dossiers à traiter en si peu de temps, l'organisme a embauché un nouvel employé affecté à l'orientation des plaintes. En mai, le commissaire Claude Simard admettait en avoir plein les bras et n'excluait pas de réclamer des ressources supplémentaires.

La porte-parole explique par ailleurs que le travail du personnel chargé de traiter les plaintes est plus ardu lorsque celles-ci ont été formulées à partir d'images provenant de la télévision ou encore de vidéos mises en ligne sur le site YouTube. Puisque les plaignants n'ont souvent pas assisté eux-mêmes aux scènes dénoncées, leur contexte est plus complexe à décoder et l'identification des policiers se complique. Par ailleurs, près de la moitié des plaintes reçues dans le contexte des manifestations étudiantes proviennent du site de partage de contenu vidéo, souligne Me Letarte.

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