Effectifs policiers à la baisse à Québec

La perception du service de police sera négative,... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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La perception du service de police sera négative, estime Bernard Lerhe, président de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec. «L'image corporative de la Ville de Québec et du service de police, c'est plutôt l'image de ne pas garder ces bons éléments.»

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(Québec) Le service de police de la capitale aurait été amputé de 26 policiers permanents à temps plein depuis 2008, selon une analyse établie par la Ville de Québec et obtenue par Le Soleil.

Cet été, la Ville de Québec a confirmé la mise à pied de 58 policiers, précisant au passage qu'il s'agissait d'agents saisonniers ou temporaires. «Il y a 58 policiers temporaires coupés à l'automne, comme on le fait à tous les ans», avait ainsi indiqué le maire de Québec, Régis Labeaume, en juillet, niant que les effectifs permanents étaient affectés.

Or, le nombre de policiers aurait néanmoins diminué depuis quatre ans dans la capitale. Le 30 avril 2008, on retrouvait 745 policiers permanents sur le territoire de la Ville de Québec, selon une compilation effectuée par la Ville de Québec et obtenue par Le Soleil.

Dimanche, la Ville indiquait pourtant sur son site Web que son service de police comptait 719 membres, soit 26 de moins qu'en 2008.

Joint à son domicile pour commenter ces chiffres, le président de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec, Bernard Lerhe, n'est pas étonné. «Je savais que l'effectif permanent avait baissé à Québec. La Ville de Québec s'est toujours défendue en disant qu'elle ne couperait pas dans la police, mais là on constate le contraire avec ces chiffres», soutient le leader syndical.

La répartition des agents selon leurs postes permet également de voir que le service disposait de quatre policiers pour la patrouille pédestre en 2008. «La patrouille pédestre était très appréciée des commerçants. Eh bien, il n'y en a plus, de patrouille pédestre», se désole Bernard Lerhe.

La plupart des autres postes disparus au fil des ans seraient reliés à la patrouille traditionnelle, selon le document.

Inquiétude

Le président du syndicat des policiers s'inquiète par ailleurs du manque d'effectifs à venir dans sa troupe, alors que les agents temporaires seront remerciés de leurs services. «Il y a beaucoup de supplémentaire commandé présentement. Les policiers se demandent ça va être comment, quand les 58 policiers seront partis, en plus des 26 déjà partis. Ça ne peut pas fonctionner.»

Au final, la perception du service de police sera négative, estime Bernard Lerhe. «L'image corporative de la Ville de Québec et du service de police, c'est plutôt l'image de ne pas garder ces bons éléments. On pense qu'il y a un problème à la direction générale. C'est contradictoire le message qu'on peut recevoir quand on regarde ça. Vous êtes jeunes, dynamiques? Eh bien Québec, ce n'est peut-être pas la bonne place.»

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