L'histoire débute vendredi lorsque les propriétaires du 2289, rue de Cassiopée, qui abrite aussi une garderie en milieu familial, appellent les pompiers pour la présence de fumée dans la résidence.
«Nous nous sommes rendus sur place et avons constaté qu'il y avait une légère fumée. Nous avons alors procédé à des recherches au terme desquelles nous n'avons trouvé aucune trace de carbonisation. À l'aide d'appareils thermiques, nous avons voulu localiser une source de chaleur dans la structure, mais nous n'avons pas eu plus de succès», explique Simon Bolduc du Service de protection contre l'incendie.
Tout au long de la semaine, les appels au central 9-1-1 se sont succédé. Chaque fois, impossible de trouver la provenance de la fumée. Pourtant, plusieurs experts ont tenté d'élucider le mystère.
«Nous avons finalement décidé de couper l'électricité à l'intérieur de la résidence. Ça n'a pas fonctionné. Nous avons ensuite demandé à Hydro-Québec d'interrompre le service à partir du poteau. Malgré cela, il y avait toujours de la fumée», ajoute le porte-parole.
Les occupants ont finalement quitté les lieux, le temps de faire la lumière sur ce cas inusité. «Nous avons branché le système d'alarme incendie sur une rallonge électrique branchée chez le voisin. Bien, le feu a pris mercredi dans le système d'alarme», s'étonne M. Bolduc.
L'alarme donnée jeudi à 8h04 devait être la dernière. À l'arrivée des pompiers, une fumée noire et des flammes se dégageaient des combles. La maison semble être une perte totale.
De mémoire de pompier, un seul autre cas semblable s'est produit à Québec où les pompiers ont peiné à expliquer un phénomène qui ne ressemblait à rien de connu. Invité à donner son impression sur ce qui frappe le 2289, rue de Cassiopée, M. Bolduc demeure terre à terre. «Je ne suis pas superstitieux. Il y a toujours une cause. Cependant, j'ai l'impression que les enquêteurs vont devoir se creuser les méninges.»