Les deux soeurs Bélanger mortes empoisonnées

Noémie et Audrey Bélanger, de Pohénégamook, sont décédées... (Photo tirée de Facebook)

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Noémie et Audrey Bélanger, de Pohénégamook, sont décédées sur l'île de Phi Phi en Thaïlande, en juin.

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Marc Larouche, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rivière-du-Loup) Les soeurs Audrey et Noémi Bélanger de Pohénégamook, trouvées mortes dans leur chambre d'hôtel de l'île de Phi Phi en Thaïlande en juin, seraient décédées à la suite d'une absorption massive d'insecticide.

Ces révélations du journal thaïlandais Phuket Wan, qui cite une source policière, rejoignent celles d'un reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada, qui s'est rendu sur place.

Selon le journal d'aujourd'hui, l'autopsie pratiquée à Bangkok sur le corps des deux jeunes filles de 20 et 26 ans a permis de déceler des traces d'insecticide. C'est le seul détail que révélera le colonel Jongrak Pimtong des services locaux de police. Mais comment peut-on mourir d'une intoxication à un insecticide?

Le reportage d'Enquête, accessible vendredi sur le site Internet de Radio-Canada, nous apprend qu'il existe un cocktail, un mélange réputé pour ses propriétés euphorisantes, composé de différentes substances, dont du sirop contre la toux, du jus, du coca-cola et du DEET, un produit insecticide.

«Il ne s'agit pas d'une mort naturelle. Leur bouche et leurs ongles étaient bleuis», a confié le médecin de l'hôpital de Krabi qui a été le premier à examiner les corps à leur arrivée. Le rapport d'autopsie, qu'a consulté l'équipe de Radio-Canada, parle de fait d'un décès causé par une intoxication au DEET. «Un dosage non intentionnel aurait été fatal», dit la journaliste Johanne Faucher.

Selon le Phuket Wan, tous les indices trouvés dans la chambre des soeurs laissent croire à une mort horrible causée par une substance toxique. «Les corps ne portaient aucune trace de violence, mais des vomissures ont été constatées», lit-on. On ajoute que les circonstances entourant la mort d'Audrey et Noémi Bélanger semblent semblables à d'autres qui demeurent inexpliquées.

Le père des jeunes femmes, Carl Bélanger, affirmait récemment dans une entrevue accordée au Soleil, que si la mort d'Audrey et de Noémi n'était pas accidentelle, il demanderait une enquête de la Sûreté du Québec. «Ce n'est certainement pas normal et ça a dû être très virulent. Imaginez qu'elles n'ont même pas pu se lever de leur lit pour demander de l'aide», disait M. Bélanger.

Les rapports complets des deux autopsies pratiquées en Asie et au Québec ne seront déposés que dans quelques mois.

La Sûreté du Québec (SQ) confirme enquêter sur le cas. «Nous travaillons pour le coroner. Le résultat de toute notre enquête sera inclus dans le rapport qui sera déposé d'ici quelques mois», a dit vendredi Richard Gagné de la SQ, refusant de commenter davantage.

Selon le Phuket Wan, les activités reliées au tourisme ont été affectées à l'île de Phi Phi en Thaïlande, depuis la mort des soeurs Bélanger, en plus des décès inexpliqués de d'autres jeunes femmes au cours des dernières années.

Avec la collaboration de Dominique Hardy

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