Un cycliste poursuit la Ville de Québec et le CN pour 106 600 $

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Le matin de l'accident, Sébastien Lebrun avait emprunté la piste cyclable pour se rendre à son travail. C'est dans le tronçon situé entre les rues de la Concorde et Soumande qu'il devait franchir la voie ferrée.

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(Québec) Un cycliste gravement blessé à la tête lorsqu'il a fait une chute en franchissant une voie ferrée, en mai 2010, intente une poursuite de 106 600 $ contre la Ville de Québec et la Compagnie des chemins de fer nationaux (CN).

Le matin de l'accident, Sébastien Lebrun avait emprunté la piste cyclable pour se rendre à son travail. C'est dans le tronçon situé entre les rues de la Concorde et Soumande qu'il devait franchir la voie ferrée.

Afin de faciliter la manoeuvre pour les cyclistes, des coussins de caoutchouc avaient été disposés de chaque côté de la voie et entre les rails. Selon le demandeur, un «manque évident d'entretien des deux défenderesses» a fait en sorte que ces coussins se sont déplacés, créant un vide entre eux.

Blessures à la tête

La roue avant de la bicyclette de M. Lebrun s'est alors coincée entre deux des coussins. L'arrêt brusque ainsi causé a projeté le cycliste par-dessus son guidon et il est allé se fracasser la tête contre les rails.

Transporté par ambulance à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, le blessé y est demeuré durant 36 heures. Il avait perdu environ 500 ml de sang.

On a dû lui faire plus de 50 points de suture, l'entaille de 15 centimètres allant de son front jusque sur le dessus de sa tête. Il indique dans sa requête déposée en Cour supérieure qu'il a également été gravement blessé au visage.

Fracture au cou

Les médecins ont aussi diagnostiqué à M. Lebrun une fracture d'une vertèbre du cou, ce qui a nécessité son immobilisation durant plusieurs mois afin d'éviter une paralysie. Selon ses dires, il a vécu un enfer, ne pouvant ni travailler, ni conduire son auto.

Il souffre toujours d'une capacité réduite de rotation du cou. Son déficit anatomophysiologique est évalué à 3 %, et le préjudice esthétique en raison de sa cicatrice, à 15 %.

Incapable de travailler durant quatre mois, le demandeur dit avoir subi de nombreuses pertes pécuniaires. Il évalue sa seule perte salariale à 14 000 $. À cela se sont ajoutés des frais médicaux, dentaires et d'optométrie.

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