Le porte-parole de la police de Lévis, Patrice Gagnon, explique qu'à la suite du travail des enquêteurs dans cette affaire, il a été déterminé que le jeune homme de 19 ans devrait être accusé d'usage négligent d'une arme à feu et de négligence criminelle causant la mort. Après avoir été interrogé par les enquêteurs de la police de Lévis, le jeune homme a été remis en liberté, au cours de la nuit de lundi à mardi, avec une promesse de comparaître le 18 décembre, au palais de justice de Québec.
M. Gagnon a confirmé la thèse véhiculée dans les médias depuis lundi, selon laquelle le jeune Leclerc a atteint sa tante d'une balle de calibre .22 à la tête en tentant tuer un écureuil à l'aide de sa carabine. La victime s'est retrouvée par accident dans la trajectoire de la balle. L'arme en question était enregistrée légalement et Yoan détenait son permis de port d'arme.
Selon ce que Le Soleil a appris, les enfants de Mme Toussaint se trouvaient sur les lieux quand le coup de feu fatal a été tiré. Différentes personnes ont d'ailleurs été témoins de façon directe de la scène. La police de Lévis n'a pas voulu confirmer ces derniers renseignements.
Le geste posé par Yoan Leclerc contrevient d'ailleurs à un règlement municipal qui spécifie qu'on ne peut tirer un coup de feu à moins de trois kilomètres d'un édifice habité.
Comme le jeune homme n'a aucun antécédent judiciaire, les enquêteurs ont convenu de lui permettre de reprendre sa liberté rapidement. Jusqu'à nouvel ordre, il ne pourra pas être en possession d'une arme. M. Gagnon souligne qu'en le remettant en liberté moins de 24 heures après les faits, on voulait ainsi lui donner la meilleure des chances d'aller se chercher de l'aide psychologique et d'être auprès de sa famille, afin d'obtenir du réconfort.
Au cours de l'avant-midi mardi, les enquêteurs et spécialistes en identité judiciaire de la police de Lévis sont retournés sur les lieux du drame afin de recueillir d'autres éléments de preuve qui permettront d'achever le rapport d'enquête qui sera éventuellement soumis à un procureur de la Couronne.
Mardi matin, un ami de la famille immédiate de la défunte a indiqué qu'aucun commentaire ne serait émis de leur part sur les terribles événements de lundi après-midi