Drame conjugal à Rimouski: une amie de la victime blâme les policiers

Marie Denoncourt a décidé de porter plainte en... (Collaboration spéciale Carl Thériault)

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Marie Denoncourt a décidé de porter plainte en déontologie policière.

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Le Soleil

(Rimouski) La veille de son assassinat survenu le 4 août, Martine Giguère a appelé les forces policières pour demander de l'aide, selon une amie proche, Marie Denoncourt, qui soutient que cette femme de 42 ans a vécu un «martyr de sa vie» depuis pas moins de 15 ans avec son ex-conjoint, Paul Joyce, accusé de meurtre au premier degré.

«Vendredi, il l'avait suivi à la caisse populaire, à la station-service, au Walmart et au marché d'alimentation Maxi. Elle a appelé la police pour se faire dire qu'il s'agissait d'une question civile qui se passait dans la rue.

«Je sais qu'il l'a aussi appelé vers 18h pour lui dire qu'il voulait entendre le son de sa voix pour la dernière fois et qu'après il la laisserait tranquille. C'était une menace de mort pour moi. Vers 22h, je suis allée chez elle. Je lui ai dit que c'était assez. Martine n'a pas voulu rappeler les policiers parce qu'elle me disait qu'ils ne feraient rien», soutient Marie Denoncourt, qui portera plainte à déontologie policière.

«J'ai aussi été suivie et menacée. À Sainte-Flavie, il a déjà défoncé ma porte, et les policiers l'ont ramassé.»

Manifestation

Le 17 septembre, lors du retour devant la cour de Paul Joyce, Marie Denoncourt prévoit organiser un rassemblement devant le palais de justice de Rimouski.

«Je ne laisserai pas ça. C'est tolérance zéro. Il faut que ça cesse. J'entreprends un combat. Fini les sentences bonbon, et il faut des directives claires aux policiers», insiste Marie Denoncourt, en interpellant le pouvoir politique pour mettre fin à cette violence.

Aucun responsable de cabinet de campagne électorale des partis politiques n'a appelé jusqu'ici.

Les adolescents de la famille présents au moment du drame de Rimouski, dont le plus âgé qui a eu deux doigts sectionnés par le présumé meurtrier, sont gardés par des membres de leur famille. En avril, les deux jeunes venaient de perdre leur grand-père.

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