Pompiers premiers répondants, un service bien implanté à Lévis

À l'instar de tous leurs collègues pompiers de... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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À l'instar de tous leurs collègues pompiers de Lévis, Claude Fecteau et Jonathan Mathieu détiennent les qualifications pour intervenir en tant que premiers répondants.

Le Soleil, Pascal Ratthé

 

Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) Alors qu'un ancien pompier de Québec réclame l'arrivée des premiers répondants pour la capitale, Lévis offre ce service à toute sa population par l'entremise de son service d'incendie depuis la formation de la nouvelle ville, il y a 10 ans.

En moyenne, chaque année, les pompiers de Lévis sont dépêchés comme premiers répondants à environ 3000 reprises, que ce soit pour des infarctus, des réactions allergiques sévères, des noyades ou même pour porter secours à une femme qui est en train d'accoucher.

«Le but du service de premiers répondants, c'est d'être auprès du patient le plus rapidement possible», rappelle le directeur du Service de la sécurité incendie de Lévis, Yves Després.

Dans un contexte où plusieurs estiment qu'il manque cruellement d'ambulances sur la Rive-Sud, notamment la nuit, où il y a moins d'effectifs en fonction, le service de premiers répondants permet aux malades et personnes blessées d'être entourés et stabilisés dans des délais plus rapides, le temps de permettre aux paramédicaux d'arriver sur les lieux et d'emmener la personne à l'hôpital.

Sauver des vies

M. Després n'est pas en mesure de donner des statistiques claires sur le nombre de vies qui ont pu être sauvées depuis la mise en service à Lévis. Par contre, il affirme que chaque année, il est clair qu'uniquement pour les gens atteints de malaises cardiaques, l'intervention rapide des premiers répondants permet de sauver la vie de certains d'entre eux. On le sait, dans le cas des infarctus et autres malaises cardiaques, la clé pour sauver une personne est le délai d'intervention auprès du malade.

Quatre casernes d'incendie de Lévis sont munies de tous les équipements nécessaires, dont le défibrillateur cardiaque, pour permettre aux pompiers de travailler en tant que premiers répondants. Les pompiers de deux de ces casernes ont à leur disposition un véhicule léger uniquement dédié à la cause des premiers répondants. Pour les deux autres casernes, les pompiers appelés comme premiers répondants doivent emprunter les camions qu'ils utilisent habituellement pour se rendre combattre un incendie.

M. Després souligne que c'est l'Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches qui paie pour remplacer les différentes trousses de soins et équipements des premiers répondants, et qui débourse les frais reliés à la formation des pompiers. D'ailleurs, tous les pompiers de Lévis détiennent les qualifications pour intervenir en tant que premiers répondants.

Ce service entraîne bien sûr des frais pour la Ville, par exemple le carburant, l'usure des véhicules et les heures supplémentaires qu'il faut parfois payer aux pompiers qui doivent prolonger leur quart de travail. M. Després n'était pas en mesure, mercredi, de dire quels coûts incombent directement à la Ville pour son service de premiers répondants.

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