Eau contaminée à Shannon: les citoyens portent la décision en appel

Jean Bernier, vice-président du regroupement de citoyens, en... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Jean Bernier, vice-président du regroupement de citoyens, en compagnie de Marie-Paule Spieser, présidente du groupe.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) La bataille se poursuit du côté du Regroupement des citoyens de Shannon dans le dossier de l'eau contaminée au trichloroéthylène (TCE). Après avoir essuyé un défaite cinglante en Cour supérieure le mois dernier, voilà que leur avocat vient de déposer un avis pour porter la décision en appel.

Le 21 juin dernier, le juge Bernard Godbout n'accueillait que partiellement le recours collectif intenté contre la Défense nationale et les Industries Valcartier. «On avait reçu un bon coup de poing dans le front quand on a eu le jugement», relate Jean Bernier, vice-président du regroupement de citoyens. «Il y a énormément de points qui n'avaient pas de sens.»

Parmi eux, les raisons pour lesquelles le juge a restreint la définition de ceux pouvant faire partie du groupe visé par le recours demeurent un total mystère aux yeux des appelants.

Seules les personnes ayant résidé dans le secteur du triangle rouge entre le 21 décembre 2000 et le 31 décembre 2001 ont obtenu gain de cause - jusqu'à 15 000 $ par ménage si celui-ci compte un ou des enfants.

Preuve

Dans le document déposé au tribunal hier après-midi, on énumère une dizaine de points pour lesquels l'avocat Charles Veilleux considère que le juge a erré dans sa décision. On lui reproche entre autres de s'être appuyé sur des hypothèses non pertinentes et non supportées par la preuve.

M. Bernier espère encore pouvoir se battre pour les quelque 3000 personnes ayant adhéré au recours collectif, mais il sait très bien que l'argent commence à se faire rare.

«C'est le point qui nous chicote le plus. Pour reprendre ce qu'on disait en 2001 [en fondant le regroupement de citoyens], c'est David contre Goliath. Leurs moyens financiers sont infinis, alors que les nôtres sont énormément restreints.»

Mais ce n'est pas cela qui va arrêter Me Veilleux. «On a donné tout ce qu'on pouvait dans ce dossier-là et si je l'ai fait, c'est parce que j'ai vu des gens souffrir, j'ai vu des familles brisées, puis j'ai constaté qu'il y avait une contamination de la nappe phréatique avec un produit cancérigène. Je ne peux pas rester insensible à ça», a partagé celui dont le cabinet ne pourra toucher un dollar dans la poursuite.

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