Poursuite de 1,3 million $ contre deux hôpitaux et quatre chirurgiens

Nathalie Pichette a été opérée trois fois à... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Nathalie Pichette a été opérée trois fois à l'Hôtel-Dieu de Lévis par les chirurgiennes Nicole Sasseville et Annie Bertrand, est-il mentionné dans la requête déposée en Cour supérieure.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Incapable de reprendre le travail depuis la première d'une série d'interventions chirurgicales qu'elle considère comme empreintes de négligences, une résidante de Saint-Raphaël atteinte de la maladie de Crohn intente une poursuite de 1,3 million $ contre deux hôpitaux et quatre chirurgiens.

Avant d'être opérée une première fois en 2009 à l'Hôtel-Dieu de Lévis, Nathalie Pichette, une mère de trois enfants âgée de 44 ans, était livreuse de pièces d'automobiles. Elle a été opérée trois fois à cet endroit par les chirurgiennes Nicole Sasseville et Annie Bertrand, est-il mentionné dans la requête déposée en Cour supérieure.

En 2009 et en 2010, la demanderesse a ensuite été opérée à l'Hôpital Saint-François d'Assise par les Drs Denis Lavertu et Jean-Pierre Gagné. De 2009 à 2011, le Centre de santé et de services sociaux du Grand Littoral, également visé par la poursuite, était chargé du suivi médical et social de Mme Pichette.

La demanderesse indique que plusieurs complications sont apparues à la suite des nombreuses interventions qu'elle a subies. Les choses sont ainsi devenues dramatiques pour elle lorsqu'en mars 2009, elle est demeurée dans le coma durant 32 jours.

En plus de ne pas avoir été informée des risques de l'intervention initiale, la demanderesse reproche entre autres aux chirurgiens d'avoir oublié des mèches et même une pièce de plastique dans ses plaies. La présence de ces corps étrangers aurait causé des infections.

Douleurs atroces

La demanderesse considère avoir perdu trois années de sa vie. Elles ont été marquées de douleurs qualifiées d'atroces.

Depuis le début de cette série noire, en 2009, Mme Pichette n'a plus aucun loisir et elle conserve plusieurs séquelles. Son état de santé physique et psychologique reste précaire. Elle souffre de troubles anxieux et dépressifs et est dans un état de faiblesse extrême, signale-t-elle dans sa requête.

La maison familiale a dû être mise en vente après que la demanderesse eut été contrainte à abandonner son emploi. Pour cette raison et pour tous les autres inconvénients découlant de l'état de la mère de famille, des sommes totalisant 160 000 $ sur les 1,3 million $ réclamés sont demandées pour son conjoint et ses trois enfants. La plus importante portion de la réclamation, soit 550 000 $, correspond aux pertes de revenus de Mme Pichette durant 22 ans.

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