Même si le juge Michel Babin dit ne pas avoir cru l'accusé, il a affirmé n'avoir pas été convaincu hors de tout doute raisonnable de sa culpabilité.
«Lors de l'interrogatoire avec le polygraphiste, jamais l'accusé n'a dit avoir posé des gestes de nature sexuelle. Il dit avoir soulevé les enfants en les prenant par l'entrejambe, les fesses ou la taille. Quelquefois, il répond oui à des suggestions de l'enquêteur, qui s'exprime amplement et très bien, au contraire de l'accusé, qui parle peu. Les deux ne sont pas au même niveau intellectuel», dit le juge Babin devant un auditoire composé de plusieurs parents d'enfants qui fréquentaient la garderie en milieu familial exploitée par la mère de Guillaume Rioux.
Ce dernier demeurait sur les lieux. «L'accusé confond ce qui est de nature sexuelle et ce qui ne l'est pas. Un doute subsiste et dans ce contexte je me dois de l'acquitter», a tranché le juge.
Les parents, dont nous ne pouvons divulguer l'identité, ont quitté la salle en colère, plusieurs en larmes. «Où est la justice? Nos enfants ont été affectés; nous, les parents, avons dû consulter des psychologues. Je ne comprends pas», dit une mère. «Ma fille fait des cauchemars et fait le tour de toutes les chambres le soir depuis plus de deux ans parce qu'elle a peur», a conclu un père.
La garderie en question est fermée.