Drame familial à Warwick: la famille était prise dans une bataille judiciaire

 

Dominique Hardy
Le Soleil

(Québec) Jocelyn Marcoux et son ex-conjointe se livraient une bataille devant les tribunaux depuis sept ans pour la garde des enfants et pour la pension alimentaire. Un conflit qui «rejaillissait négativement sur les enfants», selon des documents de la Cour supérieure.

La mère de Lindsey et Karen avait déposé une demande pour obtenir la garde légale de ses enfants en avril, car, selon elle, «leur développement et leur sécurité sont compromis». Les ex-­conjoints devaient revenir devant la Cour supérieure, hier matin, au palais de justice de Québec, selon ce qu'indique le rôle. Ils étaient séparés depuis février 2002, mais se présentaient régulièrement devant les tribunaux depuis 2005, à l'exception d'un répit en 2007, en 2008 et en 2011, comme l'indique le plumitif.

Dans leurs affidavits respectifs, les ex-conjoints ont des versions bien différentes de la période où Jocelyn Marcoux avait la «garde exclusive» de ses enfants depuis un jugement rendu en avril 2010. En juillet de la même année, une convention avait été signée entre les deux parties laquelle confiait la garde des enfants au père. «Ce n'est que sous le coup de la colère que les enfants disent vouloir retourner chez leur mère, ces paroles ne sont jamais dites de manière réfléchie», soutient Jocelyn Marcoux dans son affidavit déposé en avril. Il ajoutait «qu'en aucun moment les enfants ne m'ont dit se sentir mal chez moi». La mère allègue de son côté que «depuis novembre 2010, Lindsey et Karen me demandent de revenir chez moi» et «ils me mentionnent fréquemment qu'ils ne désirent plus habiter avec l'intimé, car ils ne se sentent plus bien chez lui». Selon les documents du père et de la mère, les enfants présentaient un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Ils devaient être médicamentés. Selon les affidavits, les parents ne semblaient pas s'entendre sur la façon de gérer leur problématique TDAH et sur l'administration de la médication.

En avril 2010, Jocelyn Marcoux avait obtenu la garde des enfants parce que la Cour jugeait que «la sécurité et le développement des enfants sont compromis».

Les deux motifs évoqués étaient : «un conflit de séparation important existe entre les parents qui rejaillit négativement sur les enfants» et «le conjoint de la mère, à l'occasion, a usé de méthodes éducatives inappropriées à l'égard des enfants». De son côté, la mère soulignait dans sa demande de garde de ses enfants s'être soumise à une thérapie auprès de Violence Info, dans laquelle elle a participé à près d'une trentaine de rencontres, et que «ses problèmes antérieurs n'affectent en rien sa capacité à encadrer Lindsey et Karen, leur assurer une éducation adéquate, une routine et leur procurer du bien-être».

Du côté criminel, Jocelyn Marcoux possédait un antécédent judiciaire. Il a été condamné en 2006 à 500 $ d'amende et à 24 mois de probation après avoir été reconnu coupable d'intimidation pour un incident qui s'est produit en novembre 2004.

Avec la collaboration de Richard Hénault

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