Policier poignardé: l'accusé en traitement avant comparaître

Jimmy Bertrand aurait poignardé un policier le 25... (Collaboration spéciale Carl Thériault)

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Jimmy Bertrand aurait poignardé un policier le 25 juin à Rimouski.

Collaboration spéciale Carl Thériault

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Le Soleil

(Rimouski) Jimmy Bertrand, accusé d'avoir poignardé un policier de la Sûreté du Québec (SQ) le 25 juin à Rimouski, a été déclaré inapte à comparaître hier au palais de justice de Rimouski.

Le juge James Rondeau a fait siennes les recommandations du département de psychiatrie du Centre hospitalier régional de Rimouski (CHRR) selon lesquelles l'accusé de 33 ans puisse suivre 60 jours de traitement - déjà amorcé - afin de stabiliser son état et de le rendre apte à la poursuite des procédures judiciaires. Il est actuellement impossible pour lui de faire des choix pour qu'il puisse bénéficier d'une défense pleine et entière.

L'homme, qui a un long historique en santé mentale, souffre de schizophrénie paranoïde, selon les constatations des médecins.

Jimmy Bertrand sera de retour le 7 septembre devant les tribunaux à moins qu'une autre période de traitement soit nécessaire. Hier, l'accusé est apparu calme, encadré par deux agents de sécurité, pendant les cinq minutes qu'a pu durer sa comparution.

L'aptitude à comparaître ne doit pas être confondue avec la responsabilité criminelle des gestes posés par une personne au moment d'événements particuliers, ce qui sera pris en compte, le cas échéant, en cours de procédure.

Neuf chefs d'accusation ont été déposés contre Jimmy Bertrand, dont celui d'avoir mis en danger la vie du policier Richard Guimond et d'avoir proféré des menaces de mort et de tentative de causer la mort de deux citoyens avant l'altercation avec les deux policiers.

Lourd casier

Le 25 juin, l'accusé s'en est pris à un policier de la SQ dans le stationnement du centre commercial La Grande Place à Rimouski, après qu'il fut revenu il y a trois mois d'un séjour en institution.

Un lourd casier judiciaire de 36 chefs d'accusation (menace de mort, voies de fait...) en 15 ans pèse sur les épaules du prévenu. Il a de plus été confié à quelques reprises à la Commission d'examen des troubles mentaux, où il avait déjà été déclaré non criminellement responsable.

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