Brashear coupable de voies de fait simples

Donald Brashear a été condamné à une peine... (Photo collaboration spéciale marc larouche)

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Donald Brashear a été condamné à une peine suspendue assortie d'une probation de 18 mois sans suivi.

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Marc Larouche, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rivière-du-Loup) L'ancien joueur de la Ligue nationale de hockey Donald Brashear a été reconnu coupable vendredi au palais de justice de Rivière-du-Loup d'une accusation réduite de voies de fait simples sur Éric Labelle. Le juge Gérald Laforest a prononcé une peine suspendue assortie d'une probation de 18 mois sans suivi.

«L'accusé a déjà bénéficié d'une absolution en 2004 pour des voies de fait avec lésions. Dans cette cause, il n'a exprimé ni regrets ni remords. Prononcer une autre absolution nuirait à l'intérêt public», affirme le juge, qui n'a pas retenu l'accusation de voies de fait avec lésions. «Le ministère public n'a pas prouvé que les séquelles relevées par M. Labelle avaient été causées par l'incident en cause.»

Le 25 mars 2011, les 3 L de Rivière-du-Loup, équipe de hockey pour laquelle évolue l'accusé, jouent au Centre Premier Tech. Après la partie, des joueurs du Caron et Guay jasent au côté de leur autobus, derrière l'aréna.

Au volant de sa voiture, Donald Brashear s'avance lentement, s'arrête devant Gaby Roch et Éric Labelle, de l'équipe adverse, qui sont de dos. «Ils se retournent, l'accusé attend une ou deux secondes, puis lâche les freins. Cette manoeuvre constitue une menace, une infraction de voies de fait. [...] Les deux hommes ont mis leurs mains sur le capot par réflexe, pour indiquer au conducteur que ce qu'il faisait était dangereux. M. Brashear aurait pu reculer et sortir de l'autre côté.»

Les parties n'ont pas convaincu le juge qu'Éric Labelle avait frappé intentionnellement le rétroviseur de la voiture de Brashear. «La preuve démontre qu'il y a eu contact, mais pas nécessairement intentionnel.» Le tribunal ne croit pas M. Brashear lorsqu'il affirme s'être senti menacé et être sorti pour constater les dommages.

Force excessive

«Il sort de son plein gré, ce qui prouve qu'il n'a pas peur. Lorsque M. Labelle lui dit: "C'est quoi ton ostie de problème?", il réplique avec un violent coup de poing, demande à Gaby Roch s'il en veut un, remonte et part sans regarder son rétroviseur. C'est l'accusé qui a agressé les joueurs avec son automobile et provoqué la réaction de M. Labelle. Le coup de poing constitue l'utilisation d'une force excessive. La légitime défense ne s'applique pas.»

M. Brashear devra aussi faire un don de 6000$ au profit de la Maison de soins palliatifs de Rivière-du-Loup.

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