Un restaurateur de la Grande Allée poursuit La Capitale

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La Capitale agrandit son siège social, rue Saint-Amable, à Québec. Vue de l'édifice en construction en septembre.

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Olivier Parent

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Le Soleil

(Québec) L'agrandissement du siège social de La Capitale rue Saint-Amable suscite la grogne du voisinage. Exaspéré par les travaux qui durent depuis près de trois ans, le propriétaire du restaurant Aux Vieux Canons intente une poursuite de plus de 360 000 $ contre la compagnie d'assurance.

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Le restaurant Aux vieux canons est situé sur la Grande Allée à Québec

Le propriétaire du réputé restaurant de la Grande Allée, Jean Verreault, allègue que les travaux effectués derrière son commerce lui ont causé «d'importants préjudices», tout comme à ses clients et à ses employés.

Dans sa requête introductive déposée mercredi au greffe civil du palais de justice de Québec, M. Verreault affirme que les travaux de dynamitage ont causé des dommages matériels dans le restaurant et qu'il est «en droit de réclamer un dédommagement pour la perte de réputation subie».

«À de multiples reprises, les clients du restaurant ont questionné les employés pour savoir ce qui causait tant de bruit et de vibrations et, régulièrement, des clients apeurés ont quitté ou ont refusé d'entrer», peut-on lire.

Il précise que «le dynamitage se produisait à toute heure du jour, même durant les heures de grande affluence des commerces du quartier, et ce, malgré ce qui avait été annoncé par le groupe La Capitale».

Il compte parmi les dommages la cave à vin qui contenait 6200 bouteilles et qui aurait été rendue «inutilisable», en raison des vibrations causées par le dynamitage. Des vibrations qui «ont également causé des fuites d'eau au sous-sol». Un affaissement de terrain aurait entraîné des problèmes de canalisation, ce qui aurait bouché «à répétition» les toilettes du commerce et fait dégager de mauvaises odeurs. Des chutes de tuiles de mur, des tuiles de plancher craquées et la fermeture partielle de la terrasse durant la haute saison touristique, en 2010, sont également évoquées.

Ambiance de travail

Dans sa requête introductive d'instance, le demandeur dénonce de plus l'«utilisation illégale» de son stationnement par les travailleurs du chantier de La Capitale, ce qui «complique la circulation, diminue le nombre d'espaces de stationnement disponibles à la location et a contraint certains employés à devoir stationner leur voiture ailleurs».

Tant les dommages que les «empiétements illégaux» ont eu pour effet de nuire à l'ambiance de travail du restaurant, d'après la requête. Jean Verreault vit lui-même des ennuis de santé importants «en raison des complications et du stress causés par les manquements» de La Capitale.

«Les conflits entre employés ont été plus fréquents et les relations entre ceux-ci et la direction se dégradées», inscrit-on, en indiquant que deux gérants du restaurant ont été placés en repos forcé par leur médecin et qu'une employée ne voulait plus travailler «en raison d'une tuile qui lui était presque tombée sur la tête».

Le propriétaire d'Aux Vieux Canons réclame donc 362 468 $, ce qui inclut 175 000$ pour les troubles et les inconvénients causés par les travaux ainsi que 150 000 $ pour la perte de revenus et de réputation qu'il dit avoir subie.

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