Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec, Richard Côté, s'était engagé en juillet 2011 à doter les policiers, qui travaillent au centre-ville, d'un nouvel environnement de travail plus sécuritaire quelques jours après la signature de leur nouveau contrat de travail. Il se donnait une échéance d'un an et demi pour évaluer les différentes options.
L'attaché de presse du maire Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin, confirme que la construction d'un nouveau poste n'est pas envisagée dans un horizon rapproché. «Faut faire des analyses et plusieurs éléments entrent en ligne de compte, dont la rapidité d'intervention», affirme-t-il. «Aucune décision n'a été arrêtée.»
Lors de la présentation du programme particulier d'urbanisme (PPU) du quartier Saint-Roch la semaine dernière, la Ville de Québec confirmait la délocalisation de la centrale ailleurs qu'au parc Victoria. Selon les informations du Soleil, elle pourrait être déplacée près du futur écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres.
La désuétude de la centrale de police du parc Victoria a fait la manchette à plusieurs reprises ces dernières années. La défunte mairesse Andrée Boucher a déjà souligné, par le passé, que l'édifice était «un trou». Le vérificateur général de la Ville de Québec en a fait mention dans son rapport en 2010 en disant que le poste était désuet.
Moisissures
«On pense que ça prend des installations du XXIe siècle avec des équipements et des espaces de travail modernes», signale le président de la Fraternité des policiers de la Ville de Québec, Bernard Lerhe. «Ça devrait être une priorité pour l'administration municipale.»
Le président cite en exemple l'espace de travail restreint réservé aux policiers qui s'occupent des prélèvements auprès des personnes arrêtées. La présence de moisissures et de champignons a fait l'objet d'enquêtes de la CSST ces dernières années. La sécurité des lieux est aussi problématique, dont notamment l'accès à la cour municipale, où les détenus sont amenés devant le juge par les mêmes accès que le public.