Quatre arrestations en lien avec la bousculade à l'hôtel de ville

Mardi, une cinquantaine de personnes ont  tenté... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Mardi, une cinquantaine de personnes ont tenté de forcer l'accès à l'hôtel de ville alors que des policiers et un employé de la Ville leur bloquaient le passage.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Quatre étudiants de Québec ont comparu vendredi en cour municipale relativement aux événements survenus mardi après-midi à l'hôtel de ville de Québec, alors que des manifestants ont tenté de se frayer un chemin à travers les policiers qui leur bloquaient le passage.

Lors de l'adoption du règlement sur la paix et le bon ordre par la Ville de Québec, une cinquantaine de personnes, dont les quatre accusés, ont tenté de forcer l'accès au premier étage de l'hôtel de ville alors que des policiers et un employé municipal leur en bloquaient le passage en invoquant un manque de places assises.

Charles-Olivier P. Carrier, 20 ans, Gaël Skakni, 21 ans, Laurent Caron-Castonguay, 24 ans, et Alby Roy, 28 ans, ont été arrêtés durant la période s'étendant de jeudi soir à vendredi matin. «Ils ont été arrêtés à des endroits différents. L'un a été appréhendé sur son lieu de travail alors qu'un autre a été reconnu dans un endroit public», explique Sandra Dion, porte-parole de la police de Québec.

Interpellé à son travail

Vérification faite, Charles-Olivier P. Carrier a confirmé au Soleil que des policiers de Québec s'étaient rendus à son lieu de travail jeudi soir, dans un restaurant de Thetford Mines, pour procéder à son arrestation.

«J'ai trouvé ça très exagéré, d'autant plus que c'était marqué "prioritaire" sur le mandat d'arrestation. Ils m'ont laissé me changer et ils m'ont escorté, me sortant du restaurant par la grande porte d'en avant», a commenté l'étudiant en science politique à l'Université Laval.

«En plus, j'ai terminé ma session et je suis dans ma famille à Thetford Mines. On ne peut pas dire que je présentais une menace pour la police de Québec. J'ai trouvé ça clairement abusif. C'était comme si j'étais un criminel», a-t-il déploré.

Les quatre hommes arrêtés ont d'abord été accusés de méfait et d'avoir troublé la paix. Une accusation d'introduction par effraction s'ajoutait dans le cas de Skakni, un étudiant du Cégep de Sainte-Foy.

Lors de leur comparution hier après-midi devant le juge Gilles Gaumond, Carrier, Caron-Castonguay et Roy, trois étudiants de l'Université Laval, ont cependant vu leur accusation d'avoir troublé la paix être remplacée par une accusation d'avoir fait du tapage dans un endroit public.

Détenus quelques heures

Les prévenus, qui ont été détenus durant quelques heures et ont été amenés menottés devant le tribunal, ont tous plaidé non coupables aux accusations qui pesaient contre eux.

Ils ont pu retrouver leur liberté en s'engageant à respecter une kyrielle de conditions. Ils ont dû contracter un engagement personnel de 100$ sans dépôt, devront garder la paix et avoir une bonne conduite et demeurer à la même adresse. Il leur est également interdit de consommer des drogues et de posséder des armes.

La cour leur a également interdit de se trouver à l'hôtel de ville de Québec ou de participer à une manifestation ou même de se trouver sur les lieux d'une manifestation.

Leurs dossiers reviendront devant la cour le 23 juillet pour orientation dans le cas de Carrier, de Caron-Castonguay et de Roy et le 24 juillet dans le cas de Skakni.

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