Une étrange cachette lui vaut une peine de 18 mois

Richard Hénault
Le Soleil

(Québec) Une femme de 40 ans qui avait tenté d'introduire quelque 150 comprimés d'un médicament psychotrope au pénitencier de Donnacona en les dissimulant dans ses organes génitaux, en octobre 2010, a écopé hier d'une peine avec sursis de 18 mois qu'elle pourra purger dans la collectivité.

C'était la première condamnation de Nathalie Gélinas, de Sainte-Martine. Son rapport présentenciel soulignait que, dépendante affective, elle était sous l'emprise d'un conjoint fortement criminalisé et incarcéré au pénitencier de Donnacona.

Depuis son inculpation, la mère d'une fille de 15 ans a rompu toute relation avec l'individu. Son avocate, Me Vanessa Fortin-Dominguez, a suggéré la peine de 18 mois avec sursis. La procureure de la Couronne, Me Sandra Rioux, l'a qualifiée de non déraisonnable, et la juge Chantale Pelletier, d'appropriée.

Durant la moitié de la peine, Nathalie Gélinas devra se trouver chez elle 24 heures sur 24 et, durant les neuf autres mois, elle devra y être entre 23h et 6h. Durant les 18 mois, il lui sera interdit de posséder un cellulaire et un téléavertisseur, de se rendre dans les bars, de consommer des stupéfiants et d'avoir des contacts avec des personnes ayant des antécédents judiciaires.

Par la suite, la quadragénaire sera en probation durant un an. La juge Pelletier lui a en outre interdit d'avoir des armes durant 10 ans.

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