Morts suspectes en Thaïlande: l'enquête se fera outre-mer

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Noémi et Audrey Bélanger ont été retrouvées sans... (Photo tirée de Facebook)

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Noémi et Audrey Bélanger ont été retrouvées sans vie dans un hôtel de l'île Phi Phi la semaine dernière.

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Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) Le gouvernement de la Thaïlande espère informer «dès que possible» la famille d'Audrey et de Noémi Bélanger de la cause des décès de ces deux soeurs survenus à l'île de Phi Phi, la semaine dernière.

Les autorités médicales thaïlandaises maintiennent que les deux femmes pourraient être décédées des suites d'un empoisonnement alimentaire, après avoir mangé du poisson hautement toxique ou des champignons empoisonnés.

En entrevue avec Le Soleil, l'attachée de presse de l'ambassade de Thaïlande à Ottawa, Ruamporn Ridthiprasart, a indiqué qu'une autopsie serait pratiquée rapidement sur les corps des femmes de 20 ans et 26 ans.

Dans son édition de lundi, le Phuket News affirmait que les dépouilles ont été rapatriées à Bangkok, où l'unité d'enquête médico-légale pratiquerait les autopsies. Mme Ridthiprasart a indiqué que les résultats de ces examens seraient communiqués dès que possible à la famille, par le biais des autorités consulaires canadiennes présentes en Thaïlande.

Mme Ridthiprasart a ajouté que la police thaïlandaise et l'unité d'enquête médico-légale étaient parfaitement «en mesure de mener cette enquête».

Pourtant, les autorités de ce pays n'ont toujours pas été capables d'expliquer les décès de deux jeunes femmes survenus en 2009 dans cette même île de Phi Phi, dans un autre complexe hôtelier. Une Américaine de 27 ans, Jill St. Onge, et une Norvégienne de 22 ans, Julie Michelle Bergheim, avaient alors trouvé la mort dans des circonstances similaires aux deux soeurs Bélanger.

Le gouvernement thaïlandais dit avoir envoyé une note de condoléances à la famille des deux victimes. Mme Ridthiprasart assure que la Thaïlande demeure une destination voyage sécuritaire, et ce, malgré la mort de ces deux jeunes femmes.

«Chaque année, nous recevons 16 millions de touristes dans notre pays, dont 170 000 Canadiens. Nous mettons tout en place pour éviter ce type d'incidents et rendre notre pays sécuritaire, mais avec autant de touristes sur notre territoire, ce type d'événement peut arriver. C'est clair que ce qui est arrivé à ces deux soeurs, ça nous désole.»

Dans son édition de lundi, le Phuket News publiait que la thèse de l'empoisonnement alimentaire était toujours la plus probable aux yeux du directeur de l'Hôpital de Krabi, le Dr Komkrit Phukrityakame. Mardi soir de la semaine dernière, les deux femmes auraient soupé dans un restaurant ou un bar, pour ensuite revenir à leur chambre d'hôtel. Elles pourraient être tombées malades après avoir consommé des champignons empoisonnés ou du poisson toxique, selon ce même médecin.

Trois jours plus tard

Trois jours plus tard, une femme de chambre a décidé d'entrer dans la chambre des deux soeurs, où elle les a trouvées mortes.

Du côté du gouvernement fédéral, on affirme faire confiance aux autorités thaïlandaises dans cette enquête. Du personnel de l'ambassade canadienne à Bangkok s'est déplacé à l'île de Phi Phi.

«On n'a aucune raison de croire que cette enquête ne sera pas réalisée de façon professionnelle», a affirmé John Babcock, le directeur des communications de la ministre d'État aux Affaires étrangères, Diane Ablonczy.

M. Babcock a indiqué que des experts médico-légaux canadiens pourraient être envoyés en Thaïlande, si les représentants de ce pays en font la demande.

Dangereux pesticides dans un autre hôtel

Entre janvier et mars 2011, sept touristes provenant des quatre coins de la planète sont décédés dans des chambres du Downtown Inn de la ville de Chiang Mai, une destination très prisée du nord de la Thaïlande.

L'émission 60 Minutes de la Nouvelle-Zélande avait été en mesure de démontrer qu'un pesticide très puissant avait été utilisé dans des matelas de cet hôtel, avec l'objectif de tuer des punaises de lit.

Des concentrations très élevées de ce pesticide, dont l'utilisation intérieure est interdite dans plusieurs pays, avaient été retrouvées dans des matelas du cinquième étage de l'hôtel. C'est sur cet étage qu'une touriste néo-zélandaise, Sarah Carter, avait trouvé la mort.

Malgré tout, il n'a jamais été possible de faire de lien direct entre la présence de ce pesticide et la mort de ces touristes, parmi lesquels on retrouvait un Canadien.

Les autorités thaïlandaises ont toujours nié que ce pesticide pourrait avoir tué toutes ces personnes, mais elles n'ont jamais été en mesure de démontrer la cause de ces décès.

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