La condamnation de Jacques Delisle, un cinglant revers pour Me Larochelle

Me Jacques Larochelle obtient généralement sa large part... (Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Me Jacques Larochelle obtient généralement sa large part de succès devant les tribunaux, mais cette fois-ci il n'a pu empêcher la condamnation de son client.

Le Soleil, Jocelyn Bernier

Richard Hénault
Le Soleil

(Québec) Le verdict rendu jeudi constitue certainement l'un des plus cinglants revers essuyés par Me Jacques Larochelle. S'il obtient sa large part de succès devant les tribunaux, le brillant plaideur n'est pas invincible, contrairement à ce que d'aucuns pourraient croire. Comme tout avocat, il mord la poussière à son tour.

Tout observateur de la scène judiciaire peut aisément constater qu'un acquittement dans une cause criminelle est l'exception à la règle. On en voit très peu.

Mais Jacques Larochelle, à ce chapitre, possède tout de même un palmarès fort enviable. Et à ces succès en matière criminelle, il faut aussi ajouter les victoires remportées en matière civile.

Parmi les causes les plus médiatisées de Me Larochelle au cours des dernières années, on relève bien sûr celle de Basil Parasiris, cet homme d'affaires de Laval qui avait abattu un policier venant de pénétrer chez lui pour perquisitionner sa résidence. Il a été acquitté après que Me Larochelle eut habilement plaidé la légitime défense.

Plus près de nous, le polyvalent avocat a remporté une demi-victoire au procès de l'animateur de radio Robert Gillet, en 2004. Celui-ci avait été reconnu coupable d'un chef d'accusation, mais il avait été acquitté du plus grave des deux.

Bien sûr, il y a aussi eu le dossier de Maurice «Mom» Boucher. Au premier procès du motard criminel, Me Larochelle avait obtenu un surprenant acquittement. La Cour d'appel avait ensuite ordonné la tenue d'un nouveau procès et, cette fois, la chance a tourné le dos à Me Larochelle.

Par ailleurs, la sagesse ou la compétence d'un criminaliste lui dicte parfois de convaincre son client de plaider coupable. S'il se montre pugnace lors des procès, Me Larochelle sait également consentir au compromis qui vaudra une moindre peine à son client.

C'est ce qui s'est produit en 2008, à Québec, lorsqu'il a représenté Simon Hétu, un des individus impliqués dans les meurtres du conseiller financier Jacques Quirion et du notaire Jean Hudon. Son vis-à-vis, du côté du ministère public, était Me Steve Magnan, ce même procureur qui vient de représenter la poursuite au procès de l'ex-juge Jacques Delisle.

En matière civile, Me Larochelle a remporté de retentissantes victoires. Celle du recours collectif contre Ciment Saint-Laurent en est l'un des exemples les plus percutants puisqu'une somme de 15 millions $ a été octroyée aux requérants.

Plus récemment, Me Larochelle a aussi représenté les investisseurs de Norbourg, négociant pour eux des indemnisations intéressantes sans même qu'un procès soit tenu. En 2008, il avait aussi obtenu gain de cause pour les bénéficiaires de CHSLD auxquels on avait réclamé des frais de buanderie.

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