Les recherches qui ont eu lieu dans le centre commercial immédiatement après la fusillade n'ont pas permis de localiser le tireur, a affirmé le détective Brian Borg lors d'un point de presse, dimanche après-midi.
Le détective a par ailleurs spécifié que les enquêteurs n'étaient pas encore en mesure de déterminer si la fusillade était reliée à des gangs de rue. Une victime de la tragédie entretenait des liens connus avec ces groupes criminels.
Un homme et un adolescent de 13 ans reposaient toujours dans un état critique dimanche, a ajouté le détective Borg.
Par ailleurs, la femme enceinte dont le travail a été précipité après avoir été piétinée dans la cohue ayant suivi les coups de feu n'a pas encore accouché, a-t-il affirmé.
La pluie de balles a fait une victime, un homme de 25 ans, et a blessé sept autres personnes qui se trouvaient au Centre Eaton, un centre commercial du centre-ville torontois très fréquenté, vers 18h30.
Selon un porte-parole du Service de police de Toronto, le sergent-chef Michael Perreault, au moins un des blessés a obtenu son congé de l'hôpital depuis les tragiques événements de samedi.
Les policiers ont indiqué que la fusillade semblait ciblée. Ils se sont engagés à traquer le suspect.
Harper réagit
Le premier ministre Stephen Harper a réagi à la tragédie par voie de communiqué, dimanche après-midi. Il a dit avoir appris la nouvelle avec «effroi» et «tristesse».
«Les Canadiens et Canadiennes doivent être rassurés que pareils actes dépravés et monstrueux seront jugés avec toute la force de la loi», a-t-il assuré.
«Je suis convaincu que la police de Toronto apportera le ou les criminels responsables de cet acte insensé devant la justice», a ajouté le premier ministre.
Le Centre Eaton a été fermé au public pour la journée. Des policiers montaient la garde, dimanche matin, devant les portes du centre commercial.
Pendant ce temps, la foule habituelle du dimanche après-midi faisait son apparition sur les trottoirs jouxtant le Centre Eaton. Plusieurs passants semblaient ne pas être au courant de la tragédie s'y étant déroulé samedi, tandis que d'autres se montraient peu perturbés par la fusillade.
Employés sous le choc
Mais les employés de certaines boutiques situées à l'intérieur du centre commercial étaient toujours sous le choc au lendemain des événements.
«C'est assez dur sur les nerfs», a dit Rachel Kennedy, qui était au boulot samedi lorsqu'une personne a fait irruption dans sa boutique pour prévenir que des coups de feu avaient été tirés.
«Je pense que mes nerfs auraient été nettement plus éprouvés si j'avais entendu les coups de feu, mais je pense que les gens sont inquiets étant donné le choix de l'endroit... et personne ne connaît vraiment les motivations du tueur», a-t-elle poursuivi.