Le militant de 27 ans, de Québec, ne pourra plus prendre part aux manifestations nocturnes. Cela fait partie des conditions qu'il s'est engagé à respecter afin de recouvrer sa liberté. Jeudi soir, environ une heure après le début de la manifestation, qualifiée d'illégale par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), un affrontement verbal entre manifestants et forces de l'ordre a éclaté dans la côte d'Abraham à l'intersection de la côte Sainte-Geneviève dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. C'est à cet endroit que l'homme a été arrêté par les policiers.
Selon les faits rapportés, Frédéric Therrien aurait frappé un agent de la paix avec son bâton où était accroché un fleurdelisé. Appréhendé par les policiers pour ce geste, il se serait débattu et il aurait essayé de mordre et de frapper un de leurs collègues. Pour ces présumés gestes, le manifestant a plaidé non coupable, hier après-midi en Cour municipale, à quatre chefs d'accusation de voies de fait, voies de fait armées, menaces et entrave à l'endroit de deux policiers.
«Très exagéré»
«C'est quand même très exagéré», a déclaré Frédéric Therrien à sa sortie de la Centrale du parc Victoria, là où il a été détenu durant toute la nuit. «Quatre chefs d'accusation, je n'ai pas vu ce qui a été filmé, mais c'est à la limite du pathétique. Bref, c'est le seul commentaire que je ferai.»
Le grand gaillard a pu reprendre sa liberté après s'être engagé à respecter des conditions. Il lui est notamment interdit de sortir de chez lui entre 21h et 7h et de participer à une manifestation. «Ma part est faite», a-t-il répondu au procureur qui lui résumait ses conditions.
Le dossier de Frédéric Therrien reviendra pour orientation en cour municipale le 27 juin. Cet événement fait suite aux 84 arrestations survenues lundi soir lors de la manifestation qui se déroulait devant l'édifice de la Banque Nationale, là où avaient lieu les négociations entre les associations étudiantes et la ministre Michelle Courchesne.
Avec la collaboration de Jean-François Néron