Elle ajoute que «c'est sûr [qu'il y a divergence]; ils ne vivaient pas avec Jules». Elle répétera quelques fois dans le court entretien avoir «vécu la mort de ses deux enfants», un fait incontestable.
Quand Le Soleil lui rappelle qu'elle a écrit ne pas pouvoir se maquiller ou s'habiller chic quand elle vivait avec lui, quand plusieurs photos montrent le contraire, elle insiste : «Je n'avais pas le droit de me maquiller. Je n'avais pas le droit de sortir.»
Interrogations
L'entretien téléphonique devient tendu quand Le Soleil lui fait remwarquer qu'une vidéo et des photos prouvent qu'elle tenait Jérôme dans ses bras au baptême, pendant toute l'entrée à l'église et une partie de la cérémonie, alors qu'elle écrit n'avoir pu le prendre pendant la cérémonie et, «après, cinq minutes me furent accordées».
«On venait de se chicaner dans l'auto», dit-elle, comme pour concéder à mots couverts sa version erronée en page 112.
Quand on lui mentionne ses nombreuses références à la violence physique que lui aurait fait subir Jules Langlois, elle bifurque rapidement sur la violence psychologique. «C'est plus fort; ça fait beaucoup plus mal.»
Elle refuse d'aborder la violence qu'elle aurait pu déployer à l'endroit de Jules Langlois. «Je ne suis pas en cour. Je n'ai pas à vous répondre.» Elle dit «qu'un juge décidera [...] On ira en cour, c'est tout», avant de raccrocher.
Marie-Paule McInnis a vendu plus de 40 000 exemplaires de La survivante. L'ouvrage est distribué en France. Elle revenait d'une présentation en Beauce quand Le Soleil lui a parlé. Elle dit vivre des ventes de son livre et des conférences qu'elle présente à propos de son épreuve.