Conflit étudiant: propos haineux de militaires sur les réseaux sociaux

«Bien fait pour cette connasse», lit-on au sujet... (Photo Carl Laprise)

Agrandir

«Bien fait pour cette connasse», lit-on au sujet de Dominique Laliberté, une étudiante de l'Université Laval blessée lors de la manifestation de vendredi à Victoriaville et dont le témoignage a paru dans l'édition du Soleil de mercredi.

Photo Carl Laprise

(Québec) «Ouais manifester a Aushwitz, dans les petite chambre spéciale bande de connard, on va les réouvrir juste pour vous! [sic].» Ce genre de propos écrits par des militaires sur les réseaux sociaux pourraient faire l'objet d'accusations criminelles et sont déjà sous enquête par l'Armée canadienne.

Les messages s'adressent aux étudiants qui manifestent contre la hausse des droits de scolarité. Le site Internet fachowatch.com en a répertorié plusieurs.

«Bien fait pour cette connasse», lit-on au sujet de Dominique Laliberté, une étudiante de l'Université Laval blessée lors de la manifestation de vendredi dernier à Victoriaville et dont le témoignage a paru dans l'édition du Soleil de mercredi. La joueuse de rugby du Rouge et Or a subi une multiple fracture à la mâchoire et a perdu plusieurs dents après avoir été atteinte par une balle de caoutchouc tirée par les policiers.

«Din dent chienne de hippie communiste [sic]», ajoute un autre internaute. «Est chanceuse, c juste une dent attender que larmer debarque aik nos 12 a balle de rubber vs allez vous calmer les nerfs jpense [sic]», renchérit un troisième.

«Ça ne reflète pas les valeurs des Forces canadiennes. C'est même déplorable. On peut voir qu'il y a du racisme là-dedans et ça n'a pas sa place dans les Forces armées canadiennes», lance la capitaine Julie Brouillette, officier des affaires publiques à la base de Valcartier, soulignant que les Forces essaient de sensibiliser leurs membres.

«On a une politique sur l'utilisation des médias sociaux. C'est en lien avec les réglementations qui existent déjà sur l'interdiction de faire des commentaires déplacés pour dénigrer une personne ou les Forces canadiennes», rajoute-t-elle, comme en témoigne cet autre commentaire.

«Only the strong survive, les petits communistes trop fifi, vous manifestez, bin assumez. Il faudrait un système national-socialiste [pour envoyer] au camp de concentration les faibles [...]»

La capitaine Brouillette ne pouvait dire, jeudi, quelles sanctions pourraient être imposées contre les militaires s'ils étaient jugés coupables d'avoir enfreint les règles des Forces canadiennes.

Du côté de la Sûreté du Québec (SQ), on affirme qu'une vigie particulière est faite sur ce qui se dit sur la toile. Plus encore, la police provinciale souhaite que lui soit transmise tout renseignement sur ce qui pourrait constituer un acte criminel potentiel. Toutefois, elle refuse de dévoiler si des plaintes ont été portées ou si des enquêtes sur les faits révélés ont débuté.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer