Maude Henry et Alexandre Mallet faisaient partie d'un groupe de cinq jeunes adultes ayant décidé de se rendre dans un camp de chasse vers 23h lundi soir. Ils avaient parcouru près de 45 kilomètres en forêt quand leur camionnette s'est enlisée dans la neige, encore présente en certains endroits montagneux et boisés.
Les jeunes ont essayé de dégager le véhicule jusqu'à 3h, mardi. Trois hommes ont alors décidé de revenir à pied vers le littoral, dans l'espoir de se rapprocher d'un réseau où ils pourraient utiliser leurs téléphones portables.
«Ils ont demandé aux autres de rester au véhicule, parce qu'ils n'étaient pas bien vêtus pour marcher en forêt [...] La jeune femme n'avait pas de bons souliers», précisait hier en soirée Claude Doiron, de la Sûreté du Québec (SQ).
Les trois hommes revenus sur leurs pas ont trouvé des amis pour retourner à l'endroit où se trouvait le véhicule, leur compagnon et leur compagne, mais seule la camionnette s'y trouvait à leur arrivée, vers 10h, toujours mardi.
«Des gens ont pris l'initiative d'entamer les recherches à leur niveau [à cet endroit]», ajoute le policier Doiron. Les recherches n'ont toutefois donné aucun résultat. Maude Henry a envoyé deux textos à une amie afin d'avoir le numéro de téléphone portable de l'un des trois membres partis chercher de l'aide. Elle a donné une idée de l'endroit où elle se trouvait.
La SQ en renfort
Ce n'est toutefois qu'à 20h mardi que les trois hommes ont demandé l'aide de la Sûreté du Québec. Il faisait alors presque noir, et les policiers, après avoir fait le tour des connaissances des deux jeunes disparus, sont entrés en forêt. Il était un peu tard pour mobiliser plusieurs bénévoles.
C'était bien différent hier matin, et quelques dizaines de bénévoles bien équipés et familiers avec l'arrière-pays sont entrés en forêt. Le vaste réseau de chemins forestiers leur a quand même donné pas mal de travail.
Une veste appartenant à Alexandre Mallet et des traces de pas dans la vase et la neige ont orienté le travail des secouristes. Les pas menaient vers un ruisseau qui se jette dans la rivière Angers, un affluent de la rivière Cascapédia. Les jeunes s'enfonçaient en forêt au lieu de revenir vers la mer quand ils ont été retrouvés.
«Ils sont détrempés et ils ont eu froid. Ils sont envoyés à l'Hôpital de Maria par mesure de précaution», ajoutait Claude Doiron, 30 minutes après la découverte. Il a remercié les bénévoles. «C'est grâce à eux qu'on connaît ce dénouement heureux.»
L'opération a notamment nécessité l'intervention de l'unité d'urgence de la SQ à Québec, d'un hélicoptère privé, puis de l'hélico des policiers.