Méthodes de la SQ à Victoriaville: allez en déontologie, dit Dutil

Dans ses réponses, le ministre Robert Dutil a... (Photo: Jean-Marie Villeneuve, Archives Le Soleil)

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Dans ses réponses, le ministre Robert Dutil a mis l'accent sur les policiers molestés. «Un policier s'est fait battre par des individus! a-t-il rappelé. C'était une des manifestations les plus violentes que nous ayons connues au Québec depuis longtemps.»

Photo: Jean-Marie Villeneuve, Archives Le Soleil

(Québec) Il n'y aura ni enquête indépendante, ni réflexion particulière sur les méthodes utilisées par la Sûreté du Québec à Victoriaville, vendredi.

Le ministre québécois de la Sécurité publique, Robert Dutil, a fermé à double tour la porte aux demandes de Québec solidaire et du Parti québécois.

Toute plainte doit être acheminée au Commissaire à la déontologie policière, a dit le ministre. «La plainte y sera traitée par un sage et d'une façon indépendante.»

C'est donc en vain que la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics et le solidaire Amir Khadir ont réclamé une «enquête publique indépendante».

Amir Khadir juge «inacceptable qu'à cause des actes d'une minorité, les forces policières s'autorisent à attaquer de manière aussi brutale, aussi indiscriminée des manifestants qui, pour la très grande majorité, étaient tout à fait pacifiques».

Il s'en est particulièrement pris à l'utilisation des «bâtons cinétiques», plus connus sous le nom de «balles de caoutchouc». Pour lui, le gouvernement de Jean Charest est responsable des blessures graves subies par des manifestants.

Le péquiste Bertrand St-Arnaud a été plus modéré. «Les Québécois se demandent comment une minorité, le Black Bloc, peut utiliser des manifestations pour tout faire dégénérer. Les citoyens se posent aussi des questions sur certaines méthodes policières, dont l'utilisation de ce que l'on appelle communément les balles en caoutchouc.» Il a rappelé qu'à l'issue du Sommet des Amériques, tenu en 2001, le gouvernement avait formé un «comité de sages» qui s'était penché sur l'ensemble des violences.

Policiers molestés

Dans ses réponses, le ministre Dutil a mis l'accent sur les policiers molestés. «Un policier s'est fait battre par des individus! a-t-il rappelé. C'était une des manifestations les plus violentes que nous ayons connues au Québec depuis longtemps.»

Il estime que la formation des policiers est adéquate. L'École nationale de police examine constamment «les meilleures pratiques» à suivre. «Ce que les policiers doivent faire, c'est augmenter la force jusqu'au niveau nécessaire pour contrer la violence en ayant les moyens les moins susceptibles d'occasionner des blessures aux manifestants. C'est ça, le travail que doivent faire les policiers.»

La Sûreté du Québec soutient que rien ne démontre jusqu'ici que les blessures des manifestants ont été provoquées par des balles de caoutchouc.

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