Daniel Larouche s'est fait connaître au cours des derniers mois dans la bataille que mènent les 600 travailleurs de la papetière pour conserver leur emploi et pouvoir bénéficier d'une retraite décente.
C'est d'ailleurs en prévision de sa propre retraite, prévue d'ici deux à trois ans, qu'il s'était rendu à Saint-Ferréol, dimanche, en compagnie de son frère et de son fils. «Il avait déjà une maison à cet endroit. Cependant, il songeait à acquérir un terrain plus, grand pour se construire une maison plus grande. Il voulait vraiment profiter des plaisirs d'une terre», explique son ami et collègue de travail, Claude Maltais, la voix étranglée par l'émotion.
«Il avait tellement à coeur que ça fonctionne pour les gars de la White Birch. Il arrivait de vacances en Floride. Pendant qu'il était là-bas, il envoyait des courriels pour demander ce qui se passait pendant son absence. Il avait été élevé à la White Birch. Ça lui faisait de quoi ce qui se passait à l'usine...» M. Larouche y a travaillée jusqu'en 1994, avant de joindre la permanence syndicale affiliée à la FTQ.
Sous le choc
«Ce matin, tout le monde est sous le choc, poursuit M. Maltais. C'est une perte sur le plan professionnelle, et surtout personnelle. C'était vraiment un bon gars.»
L'accident s'est produit alors que M. Larouche explorait le terrain convoité à bord d'un VTT de type side by side, deux sièges côte-à-côte. Il était en compagnie de son frère qui était au volant de l'engin. Le fils de M. Larouche les accompagnait, non loin.
L'agent Ann Mathieu de la Sûreté du Québec précise que les deux passagers ne portaient pas de casque, ni aucune ceinture de sécurité. Les circonstances exactes de l'accident restent à définir, mais seraient probablement liées au terrain accidenté.
M. Larouche est demeuré coincé sous l'engin lorsqu'il a versé sur le côté. Il serait décédé sur l'impact.
Le défunt laisse dans le deuil son épouse et ses deux enfants.