Une meunerie détruite par un incendie à St-Charles-de-Bellechasse

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Les dommages sont évalués à plusieurs millions de dollars.

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Jean-François Néron
Le Soleil

(Québec) Un incendie a ravagé la meunerie des Aliments Breton à Saint-Charles-de-Bellechasse dans la nuit de jeudi à vendredi. Le bâtiment, qui est une perte totale, coûtera 15 millions $ à reconstruire.

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Devant les décombres encore fumants, le président de l'entreprise, Christian Breton, se relève déjà les manches.

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«C'est un coup dur, mais on a les moyens de se relever. Devant les décombres encore fumants, le président de l'entreprise, Christian Breton, se relève déjà les manches. C'est sûr qu'on va reconstruire, mais on ne sait pas encore à quel endroit», lance celui qui a acquis la meunerie en 1987.

Le feu possiblement d'origine électrique a pris naissance un peu avant le premier appel d'urgence fait à 3h42. Il y avait alors deux travailleurs à l'intérieur de la meunerie. «Les équipements se sont arrêtés subitement avant le déclenchement de l'incendie», ont-ils rapporté à M. Breton.

Une autre cause pourrait être que de la poussière de grains moulus, hautement inflammable, aurait pris en feu. Mais le président doutait de cette hypothèse. Une défectuosité électrique demeure une hypothèse plus sérieuse.

La meunerie compte 15 employés. Reconstruire prendra au minimum un an. L'endroit n'est pas déterminé. M. Breton explique qu'il possède deux autres meuneries à Saint-Bernard de Beauce et à Saint-Marc-des-Carrières.

La meunerie de Saint-Charles fonctionnait six jours sur sept, 24 heures sur 24. Elle produisait 1200 tonnes de moulée chaque semaine. Une partie de cette production, environ le tiers, et des travailleurs seront déplacés dans les meuneries voisines. Le reste sera à forfait.

Les Aliments Breton compte 1200 travailleurs dans les différentes usines exploitées.

Dur combat

L'incendie a été difficile à combattre. À leur arrivée, les sapeurs de Saint-Charles, de Saint-Henri, de Saint-Gervais, de Saint-Michel et de Beaumont faisaient face à un feu éclaté, explique le pompier responsable, Reynald Labrie.

«Nous avons demandé des renforts des municipalités voisines pour nous aider. Au plus fort de la lutte, nous étions une cinquantaine. Nous avons tenté de rentrer à l'intérieur, mais c'était impossible parce que la structure commençait à s'effondrer. C'est l'accessibilité qui est difficile avec un bâtiment comme celui-ci parce que c'est à 150 pieds dans les airs.»

Le travail a été doublement ardu, puisqu'il fallait protéger les maisons environnantes des tisons qui s'envolaient, poussés par le vent, dans le quartier. «Des équipes ont arrosé les toits des maisons jusqu'à deux rues plus loin», raconte M. Labrie.

En milieu d'avant-midi, les flammes avaient fait leur oeuvre. Il ne restait plus debout qu'une partie de la structure, instable, qu'on s'affairait à mettre à terre.

Retraite devancée

Comme tous les matins depuis 47 ans, Yvon Dion se rendait travailler à la meunerie, vendredi. La surprise fut totale pour l'homme qui devra possiblement prendre sa retraite prématurément.

La meunerie actuelle a été construite en 1963. À l'époque, elle remplaçait une autre meunerie... détruite par le feu. Le 1er mai 1964, les activités y débutaient. Un an plus tard, Yvon Dion commençait à travailler à la meunerie, sans jamais se douter qu'il allait y rester tant d'années.

«J'avais 18 ans et je devais travailler là un mois. Je me suis dit que j'allais l'essayer. Et puis, je suis encore là, se remémore-t-il. J'ai fait le saut quand j'ai vu ça. Moi, je m'en venais travailler comme d'habitude. C'est ma femme qui m'a dit qu'il se passait quelque chose. Mais là...»

Trois mois, c'est le temps qui lui restait à travailler avant la retraite. «Là, je ne sais pas ce qui va arriver. Moi, c'est pas grave, vous savez. Mais je trouve ça moins drôle pour les autres plus jeunes. On va ben voir.»

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À leur arrivée, les sapeurs de Saint-Charles, Saint-Henri, Saint-Gervais, Saint-Michel et Beaumont faisaient face à un feu éclaté, explique le pompier responsable, Reynald Labrie.

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Dur combat

Le sinistre a été difficile à combattre. À leur arrivée, les sapeurs de Saint-Charles, Saint-Henri, Saint-Gervais, Saint-Michel et Beaumont faisaient face à un feu éclaté, explique le pompier responsable, Reynald Labrie.

«Nous avons demandé des renforts des municipalités voisines pour nous aider. Au plus fort de la lutte, nous étions une cinquantaine. Nous avons tenté de rentrer à l'intérieur, mais c'était impossible parce que la structure commençait à s'effondrer. C'est l'accessibilité qui est difficile avec un bâtiment comme celui-ci parce que c'est à 150 pieds dans les airs.»

Le travail a été doublement ardu puisqu'il fallait aussi protéger les maisons environnantes des tisons qui s'envolaient, poussés par le vent, dans les rues du quartier. «Des équipes ont arrosé les toits des maisons jusqu'à deux rues plus loin», raconte M. Labrie.

En milieu d'avant-midi, les flammes avaient fait leur oeuvre. Il ne restait plus debout qu'une partie de la structure, instable, qu'on s'affairait à mettre à terre.

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Trois mois, c'est le temps qui restait à Yvon Dion à travailler avant la retraite.

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Sous le choc

Comme tous les matins depuis 47 ans, Yvon Dion se rendait travailler à la meunerie vendredi. La surprise fut totale pour l'homme qui devra possiblement prendre sa retraitement prématurément.

La meunerie actuelle a été construite en 1963. À l'époque, elle remplaçait une autre meunerie... détruite par le feu. Le 1er mai 1964, les opérations débutaient. Un an plus tard, Yvon Dion commençait un emploi, sans jamais se douter qu'il allait y rester tant d'années.

«J'avais 18 ans et je devais travailler là un mois. Je me suis dit que j'allais l'essayer. Et puis, je suis encore là, se remémore-t-il. J'ai fait le saut quand j'ai vu ça. Moi, je m'en venais travailler comme d'habitude. C'est ma femme qui m'a dit qu'il se passait quelque chose. Mais là...»

Trois mois, c'est le temps qui lui restait à travailler avant la retraite. «Là, je ne sais pas ce qui va arriver. Moi, c'est pas grave, vous savez. Mais je trouve ça moins drôle pour les autres plus jeunes. On va ben voir.»

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