Affaire Judith Brassard: «Un premier pas vers la liberté»

Judith Brassard (assise) au moment de son arrestation... (Photo fournie par la famille)

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Judith Brassard (assise) au moment de son arrestation à Santa Maria

Photo fournie par la famille

(Québec) «J'ai le feeling que ça va bouger... Que ça va finalement bouger...»

Alors qu'elle est détenue dans une prison colombienne depuis plus de trois ans et demi pour un crime qu'elle jure ne pas avoir commis, la Québécoise Judith Brassard croit qu'elle vient tout juste de franchir un «premier pas vers la liberté».

En mars, Mme Brassard a appris que la Cour suprême de la Colombie allait entendre sa cause. La mère de famille purge présentement une peine de 28 ans d'emprisonnement pour avoir commandé le meurtre de son conjoint colombien. L'homme avait été assassiné en décembre 2006. Mme Brassard a été jugée dans le nord de la Colombie, une partie du pays reconnue pour la corruption de son système de justice.

«J'ai toujours gardé confiance, même si ça faisait plus d'une année que j'attendais de savoir si la Cour suprême allait entendre ma cause, raconte Mme Brassard, lors d'un entretien téléphonique réalisé en provenance de la prison où elle est détenue, à Santa Marta. Il y a clairement des forces obscures qui jouent contre moi en coulisse, car la Cour suprême prend entre trois et six mois d'habitude afin de décider si elle entend une cause ou non.»

Coup de pouce québécois

La mère de deux enfants affirme que la décision de la Cour suprême est survenue à peine quelques jours après que des représentants d'une organisation non gouvernementale (ONG) québécoise active en Amérique latine, la Corporation d'aide Notre-Dame, sont venus la voir dans sa prison. Ils sont ensuite allés à la rencontre d'importants responsables du plus haut tribunal en Colombie afin de discuter du cas de la Québécoise.

«Cinq jours après leur visite, la décision était rendue par la Cour suprême!» affirme Mme Brassard, elle-même encore sonnée de l'intervention imprévue de cette ONG.

Le Soleil a parlé au coordonnateur de cette corporation, Gabriel Boudreau. Il confirme que quelques autres membres de son organisation et lui se sont rendus en Colombie, après avoir entendu parler de l'histoire de Mme Brassard. Il dit qu'ils ont décidé de s'impliquer, car ils estiment que la mère de famille est victime d'une grave injustice.

«Ce qui est sûr, pour ma part, c'est que je vais continuer de me battre, ajoute Mme Brassard. Si je perds encore en Cour suprême, je vais amener ma cause à la Cour pénale internationale.»

Mme Brassard espère aussi que l'enquête lancée par le Conseil de la magistrature de la Colombie pourra l'aider à faire avancer son dossier. La Québécoise avance que le Conseil devait attendre de voir si sa cause allait être entendue en Cour suprême, avant de lancer l'enquête visant à savoir s'il n'y avait pas eu des irrégularités dans le procès de première instance qu'elle a subi.

La prisonnière indique qu'elle est bien traitée en prison. Elle voit ses enfants, qui vivent dans la famille de son défunt conjoint, une fois par semaine. Elle garde la forme mentale en donnant des cours d'anglais et de musique à quelque 200 prisonniers.

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