Selon les informations qu'il a été possible d'obtenir, le couple aurait invité la fillette à venir chez lui afin de voir un film en compagnie de son garçon. Or, celui-ci était absent à ce moment.
La femme et l'homme ont ensuite pris des photos de la fillette, qui ont été considérées comme de la pornographie juvénile. De plus, Audet, un multirécidiviste, aurait agressé sexuellement l'enfant. Sa conjointe en a aussi été accusée et les deux personnes font également face à une accusation de complot pour commettre l'agression sexuelle.
Père en colère
Les parents de la fillette ont assisté mercredi à l'apparition en cour d'Audet. Tandis que la mère peinait à refouler ses larmes, le père avait du mal à contenir sa colère. Immédiatement la procédure terminée, les constables spéciaux ont prié l'homme de quitter la salle calmement.
Si Julie Viel ne possède pas d'antécédents judiciaires, son conjoint, lui, les accumule. Depuis 2000, il a été accusé une vingtaine de fois devant les tribunaux.
D'ailleurs, des accusations ont aussi été portées contre lui cette semaine pour avoir omis de se conformer à des ordonnances de probation prononcées lors de cinq de ses dernières condamnations, entre 2008 et 2011. Il avait alors été condamné pour complot, possession d'outils de cambriolage, introduction par effraction, fraude, voies de fait contre un agent de la paix, entrave au travail des policiers, menaces, voies de fait infligeant des lésions et voies de fait. Durant ces mêmes années, Audet a aussi été condamné pour des manquements à ses conditions de mise en liberté provisoire.
Le ministère public n'avait pas d'objection à la remise en liberté de Julie Viel, qui devra revenir en cour le 9 mai pour l'orientation de son dossier.
Évidemment, il en est allé autrement pour son conjoint, dont l'enquête sur mise en liberté provisoire doit avoir lieu le 16 avril.
Entre-temps, il lui sera interdit de communiquer avec sa conjointe, avec la fillette qu'il aurait agressée sexuellement et avec sa famille.