«La tuerie de Polytechnique, c'est un événement extrêmement triste, mais j'ai l'impression que le Parti libéral du Canada avait joué sur l'émotion des gens suite à cette tragédie pour faire un registre qui a coûté plus de 2 milliards $», a déclaré le sénateur en entrevue au Soleil. L'une des survivantes de la tuerie, Heidi Rathjen, est l'une des plus féroces opposantes à l'abolition du registre.
«La fusillade du Collège Dawson, le meurtre des policiers Daniel Tessier et Valérie Gignac, la tragédie de Mayerthorpe où quatre agents de la GRC sont décédés sont tous des événements survenus pendant que le registre était en place. Le registre ne sauve pas la vie des policiers. La seule chose qui peut sauver la vie d'un policier, c'est son hyper vigilance», poursuit-il. M. Dagenais prétend que la plupart des policiers sont favorables à l'abolition du registre, et ce, même si plusieurs associations de policiers demandent son maintien. «Je vous dirais plutôt que le registre dérange une majorité de policiers au Canada. Vous savez, plusieurs d'entre eux sont aussi des chasseurs qui possèdent des armes d'épaule.»
L'ex-policier dit également vouloir corriger deux éléments qu'il qualifie de mythes concernant le registre. «Premièrement, ce n'est pas vrai qu'il y a 17 000 demandes par jour. C'est simplement que quand un policier intercepte une voiture et qu'il fait une demande au centre de renseignements policiers pour vérifier une adresse ou un dossier individuel, c'est automatiquement transféré au bureau de Miramichi du Programme canadien des armes à feu et considéré comme une demande au registre», soutient-il.
M. Dagenais prétend aussi qu'il y a des erreurs dans 90 % des données du registre. «Alors quand j'entends le ministre québécois Robert Dutil dire qu'il veut que les données de base du registre soient transférées au Québec, c'est comme si on donnait aux policiers du Québec des vestes pare-balles perforées puisque les données de ce registre son bourrées d'erreurs!» conclut-il.