Le procès de Rémy FX fixé au 30 avril

Le maquilleur et créateur d'effets spéciaux Rémy Couture... (Photo Petterite)

Agrandir

Le maquilleur et créateur d'effets spéciaux Rémy Couture est passible de deux ans d'emprisonnement.

Photo Petterite

Josianne Desloges
Josianne Desloges, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Accusé au criminel pour corruption de moeurs par distribution de matériel obscène, le maquilleur et créateur d'effets spéciaux Rémy Couture devait être jugé devant jury en octobre dernier. Le procès a finalement été fixé au 30 avril pour laisser le temps à l'accusé, qui a deux nouveaux avocats, de préparer sa défense.

La durée a également été revue et passe de trois semaines - ce que demandait la Couronne - à tout au plus une dizaine de jours, selon ce qui a été établi hier au Palais de Justice de Montréal. L'accusé, maintenant représenté par Me Véronique Robert etMe Robert Doré, accueille la nouvelle d'un bon oeil.

La défense a trouvé des experts pour répondre à ceux que la procureure Sophie Lamarre fera venir de Toronto. «Ils veulent prouver que j'avais des intentions criminelles en produisant mes films, que je voulais faire la promotion du meurtre et de la violence, ce qui est totalement farfelu», commente l'accusé.

En parallèle des démarches juridiques, M. Couture diffusera sur YouTube et sur son site Web, http://www.supportremy.com, une série de courts-métrages pour exprimer sa vision de son arrestation et des implications des accusations portées contre lui. Le premier, disponible le 9 mars, met en vedette Rick Genest, connu comme le Zombie Boy, qu'on a pu voir notamment aux côtés de Lady Gaga. Le second sera plus humoristique et mettra à contribution les Justiciers masqués.

Rémy Couture (alias Rémy FX) a été arrêté à Montréal en octobre 2009, à la suite d'une plainte d'un internaute allemand choqué par son site innerdepravity.com, montrant le journal intime d'un tueur en série fictif, incarné par l'artiste. S'il est reconnu coupable d'avoir enfreint l'article 163 du Code criminel canadien, qui interdit de publier des images obscènes et des histoires illustrées montrant «la perpétration de crimes, réels ou fictifs», il est passible de deux ans d'emprisonnement.

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • Brigitte Breton | Histoires d'horreur

    Éditoriaux

    Histoires d'horreur

    Attention aux maquillages parfaits et aux courts métrages de fiction trop réalistes mis en ligne sur Internet. Ils pourraient vous conduire en... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer