Le sénateur Boisvenu venu offrir son appui

Pierre-Hugues Boisvenu a rencontré les parents des petites...

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Pierre-Hugues Boisvenu a rencontré les parents des petites défuntes hier.

(Saint-Sébastien) Les familles Morin et Fillion de Saint-Romain ont reçu la visite du sénateur Pierre-Hugues Boisvenu hier, lors des funérailles de Ginette Roy-Morin et de Laurence et Juliette Fillion.

Fondateur de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, M. Boisvenu a déclaré qu'il se faisait un devoir d'être présent lors de ces événements. «C'est une habitude que j'ai prise lorsque j'ai créé l'Association», a expliqué le sénateur qui a lui-même vécu un drame semblable quand sa fille Julie a été assassinée en 2002.

«Juste de voir le décor d'un salon funéraire, on sait que ce sont des choses horribles. Je préfère beaucoup voir un décor de Noël», a déclaré le sénateur après avoir rencontré les parents des petites défuntes peu avant la cérémonie religieuse.

«J'ai passé la semaine à travailler sur le projet de loi C-10 [sur la justice criminelle], et ce drame est sorti à plusieurs reprises quand il était question de problèmes psychiatriques. C'est vraiment un problème majeur», a enchaîné le sénateur de LaSalle.

«Saviez-vous que, depuis 10 ans, dans la population carcérale, il y a deux fois plus de personnes qui ont des problèmes psychiatriques? Il faut faire quelque chose!» a-t-il lancé comme un cri d'alarme, déplorant que ces personnes ne bénéficient souvent pas des soins dont elles auraient besoin dans le système actuel.

M. Boisvenu a aussi parlé de Pascal Morin, accusé du triple meurtre avec préméditation dans ce triste drame familial, un homme qu'il dit ne pas voir comme un assassin.

«Pour moi, ce n'est pas un assassin, c'est quelqu'un qui a été oublié dans le système. On n'assassine pas des petits enfants et une grand-maman si on n'a pas de problème psychiatrique!»

Un coût énorme

Il a également dressé un parallèle entre les soins qu'il faudrait dispenser aux personnes souffrant de problèmes psychiatriques et ceux qu'on donne aux personnes âgées en perte d'autonomie.

«Quand on regarde les personnes âgées semi-autonomes, on leur offre de l'hébergement, on ne les laisse pas seules, elles ne sont pas laissées à elles-mêmes. Il faudrait faire la même chose avec les personnes qui ont des problèmes psychiatriques. Car le coût de ne pas s'occuper de ces gens-là est énorme, on le voit aujourd'hui.»

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