Vallée a comparu mercredi au palais de justice de Québec pour répondre à une accusation de meurtre au premier degré. Des accusations de violation d'engagement ont aussi été portées contre lui.
En effet, l'inculpé au long cassier judiciaire avait des dossiers en cours de procédure dans le district de Montréal pour introduction par effraction, vol de véhicule et harcèlement criminel.
Mais le plus troublant est que pesait sur lui une accusation pour voies de fait contre M. Delisle.
L'histoire remonte au 25 novembre. La victime se trouvait dans un escabeau face à sa résidence. Vallée s'est approché et a commencé à donner des coups de pied pour le faire tomber. Lorsque M. Delisle est descendu de son escabeau, l'accusé lui a asséné un coup de poing.
Les policiers appelés signalent dans leur rapport que Vallée s'en est pris à sa victime «sans raison apparente». M. Delisle avait précisé que ce n'était pas la première fois que l'individu se montrait agressif envers lui.
L'arme du crime est vraisemblablement une carabine de calibre 308 qu'il n'avait pas le droit de posséder. Les policiers l'ont saisie après le meurtre.
Vallée ne pouvait pas non plus se rendre au 286, rue Hermine, adresse où résidait la victime, et où l'homicide a été commis. Par malheur, il demeurait au 246, rue Hermine, à quelques portes seulement de la résidence de la victime.
Plusieurs appels au 9-1-1
Le central 9-1-1 a reçu plusieurs appels mardi vers 18h40 après que des voisins eurent entendu des détonations. Apparemment, M. Delisle était seul dans la maison lorsque Vallée a surgi. Après avoir fait feu, il s'est réfugié au 475, rue Victoria, situé à quelques mètres du lieu du crime. C'est à cet endroit que les policiers l'ont appréhendé.
Vallée doit revenir devant le tribunal le 9 mars.
C'est le second meurtre à survenir sur le territoire de la ville de Québec cette année. Le 2 janvier, Cyrille Daigle, 19 ans, a été poignardé dans le stationnement du Centre Odilon-Gauthier. Le meurtrier court toujours.