L'enquête sur cautionnement, frappée d'une ordonnance de non-publication demandée par l'avocat du prévenu, s'est déroulée mardi. Les gestes d'une gravité extrême de l'individu, tels qu'exposés au tribunal, n'ont guère rassuré le juge, d'autant que sa conduite brutale demeure inexplicable.
Des accusations de conduite dangereuse, de fuite des policiers lors de son arrestation et de voies de fait contre un jeune enfant avaient aussi été portées contre Poulin. Pourtant, celui-ci ne possédait pas d'antécédents judiciaires jusque-là. Dans les circonstances, un examen psychiatrique visant à déterminer sa responsabilité criminelle au moment de ces actes avait été ordonné.
À la suite de l'arrestation de Poulin, la police avait fait savoir que sa conjointe, agressée à l'arme blanche, avait subi de graves blessures au cou. Hospitalisée à ce moment, son état était considéré comme grave.
En rendant sa décision, le juge St-Cyr a déclaré ne pas avoir eu la preuve que, s'il avait été mis en liberté provisoire, Poulin ne serait pas revenu devant le tribunal pour la suite des procédures. Des membres de sa famille auraient été en mesure de fournir de bonnes garanties pour l'assurer, considérait le juge.
Par contre, le magistrat n'était pas du tout rassuré par la dangerosité qu'aurait pu représenter le prévenu, en particulier pour sa conjointe.
De plus, le juge a qualifié d'excessivement forte et importante la preuve qu'on lui avait faite la veille.
Étant donné en plus que Poulin encourt une longue peine s'il est reconnu coupable des accusations, la confiance du public envers l'administration de la justice aurait été ébranlée par sa remise en liberté, a estimé le juge St-Cyr.
Durant sa détention, il sera interdit au prévenu de communiquer avec la plaignante et avec sa famille. Il reviendra en cour le 6 février pour l'orientation de son dossier.