Finalement, il n'y a pas eu d'autopsie pratiquée sur son corps puisqu'un simple examen externe a permis d'en arriver à cette conclusion. «Elle était déjà complètement gelée quand ils l'ont retrouvée, puis l'examen externe, avec l'observation de traces d'engelures et tout, a suffi pour établir que la cause probable du décès était l'hypothermie», explique Geneviève Guilbault, porte-parole du Bureau du coroner.
Cependant, il est encore trop tôt pour déterminer l'heure approximative du décès. D'autres éléments devront entrer en ligne de compte, notamment une analyse toxicologique qui sera effectuée à partir de prélèvements sanguins. Le coroner devra également étudier le rapport de police, les déclarations des proches et le dossier médical de la victime avant de clore le dossier. Il n'est pas exclu que des recommandations soient émises.
Selon Marcel Sévigny, le frère de la victime, la famille ne semble pas avoir de rancune envers le centre qui hébergeait la dame depuis quelques jours à peine. Il se dit même que le personnel de la Villa Laurence n'a pas à se sentir coupable de la mort de sa soeur. «Ça faisait juste une semaine qu'elle était là. Ce n'était pas vraiment une habituée. C'était une maison de transition pour elle», dit-il.
De son côté, le directeur de la résidence, Marco Samson, considère que malgré la tournure dramatique des événements, la situation a bien été gérée dès le départ. «On a parlé à la famille; la famille n'a aucun reproche à faire aux employés d'ici, aucun reproche à faire à la résidence, assure-t-il. Pour nous et pour la famille, le dossier est clos.» M. Samson mentionne également qu'un suivi a été effectué auprès des autres résidants afin de s'assurer qu'ils allaient bien malgré le décès d'une des leurs.