Jeannine Sévigny aurait voulu se rendre chez elle à pied

Le corps de Jeannine Sévigny a été trouvé... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le corps de Jeannine Sévigny a été trouvé par une de ses amies, à 10h35, dans une grange située au 1327 rang du Bois de l'Ail, soit à environ cinq kilomètres du lieu où elle avait été vue la dernière fois.

Le Soleil, Pascal Ratthé

(Québec) Jeannine Sévigny, cette dame âgée de 60 ans portée disparue depuis vendredi d'un établissement pour personnes retraitées à Laurier-Station et retrouvée morte mardi matin à Saint-Flavien, aurait voulu se rendre à pied à sa résidence de Saint-Agapit, selon l'hypothèse retenue par ses proches.

Le corps de la dame a été trouvé par une de ses amies, Diane Bourgeault, à 10h35 dans une grange située au 1327 rang du Bois de l'Ail, soit à environ cinq kilomètres du lieu où elle avait été vue la dernière fois.

Mme Bourgeault, qui était accompagnée de sa fille Nathalie, croit que Jeannine Sévigny cherchait à se rendre chez elle à pied. Elle aurait donc trouvé refuge dans la grange où elle serait morte de froid.

Yvon Demers, dont la femme est cousine avec Mme Sévigny, a indiqué que le corps de cette dernière était dans une position accroupie. Il croit lui aussi que la femme avait cherché à se protéger du froid.

Le frère et le fils de Jeannine Sévigny avaient par ailleurs indiqué lundi qu'elle avait récemment été traitée pour une dépression. C'était d'ailleurs pour se reposer qu'elle s'était installée dans l'établissement de Laurier-Station, la Villa Laurence.

De son côté, le porte-parole de la Sûreté du Québec, Richard Gagné, n'a pas voulu commenter les différents scénarios avancés par l'entourage de la dame.

Une autopsie devrait être pratiquée sous peu sur la dépouille de Mme Sévigny, mais elle ne porterait aucune marque de violence, selon l'agent Gagné.

«Il n'y a rien qui nous laisse croire (à une mort suspecte)», a-t-il affirmé à La Presse Canadienne. «Mais vous comprendrez que tant que l'autopsie ne sera pas pratiquée, on ne confirmera pas la nature du décès.»

Plusieurs bénévoles

Plusieurs bénévoles avaient pris part aux opérations de recherche. La SQ avait aussi demandé aux citoyens du secteur d'inspecter leur terrain, leur remise ou même leur terre à bois au cas où ils apercevraient des traces ou des indices pouvant aider les recherches.

Selon une préposée jointe à la Villa Laurence, Mme Sévigny avait le droit de sortir de la résidence quand elle le voulait, en conformité avec les indications de son médecin. Elle devait toutefois prévenir le personnel de son absence.

Après avoir été aperçue à l'heure du dîner le 23 décembre, Mme Sévigny avait quitté à pied la Villa Laurence, sur la rue de la Chapelle, et n'a pas été revue depuis. Tous ses effets personnels, sauf ses clés, ont été retrouvés dans sa chambre.

Avec La Presse Canadienne

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