Pascal Lacoste a attiré l'attention cet automne en menant une grève de la faim pendant quatre jours, afin de faire reconnaître l'intoxication à l'uranium appauvri dont ses confrères et lui auraient été victimes dans les années 90. Lundi, M. Lacoste s'était présenté à Radio-Canada pour compléter l'enregistrement de la nouvelle émission de Pénélope McQuade, Ici et maintenant, dans laquelle il apparaîtra au printemps.
Précieux souvenirs
Aux fins du tournage, on lui avait demandé de se présenter avec divers souvenirs de sa carrière militaire ainsi que son matériel de photographie, sa nouvelle passion. Ses souvenirs, il ne pourra les revoir qu'à la télé, car le coffre arrière de son véhicule a été forcé dans les jours suivant l'enregistrement. Il s'est aperçu seulement vendredi matin que deux de ses sacs s'étaient volatilisés.
«Toutes les choses auxquelles je tenais le plus de ma carrière militaire étaient dans ce sac-là. Ça m'écoeure vraiment», partage-t-il au téléphone. Son uniforme, ses médailles, ses rubans, ses ailes de parachutiste, «le couteau qui m'a suivi tout le long de ma carrière», énumère-t-il. Même le document qu'il détenait pour prouver son intoxication à l'uranium se trouvait dans l'un des deux sacs dérobés, à son plus grand désarroi.
«Je veux au moins ravoir mes médailles. Peu importe le bandit, qu'est-ce que tu veux qu'il fasse avec des médailles? Qu'il mette ça dans une boîte à malle, je suis pas dur à rejoindre», propose-t-il.
Pascal Lacoste se trouvait également à Montréal pour subir les tests médicaux réclamés par le ministère des Anciens Combattants.
«Tout ce que j'ai eu, c'est des tests psychiatriques pis une évaluation de ma condition physique générale pour la réadaptation. Tout le long, ils refusaient que je parle d'intoxication à l'uranium», déplore Lacoste.