Le propriétaire de la boutique Échologik reste détenu

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La boutique Échologik, située sur la rue Saint-Jean, à Québec

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le propriétaire de la boutique Échologik attendra derrière les barreaux la suite des procédures judiciaires entreprises contre lui, à la suite de sa deuxième arrestation en deux mois.

Le juge Jean-Louis Lemay a pris la décision mardi, con­vaincu que Jean-Philippe Lapierre commettrait une infraction criminelle s'il était remis en liberté.

Propriétaire de la boutique de la rue Saint-Jean depuis 12 ans, Lapierre a été arrêté une première fois en novembre, et accusé de trafic de stupéfiants. Selon les autorités, le commerçant de 33 ans vend des produits dont la structure moléculaire serait la même que des substances désignées illégales dans le Code criminel.

Le 22 novembre, Lapierre obtenait une mise en liberté provisoire, en fournissant un cautionnement de 3000$, dont un dépôt de 500$. Le propriétaire signait un engagement selon lequel il lui était interdit de vendre, d'offrir ou de donner des produits destinés à être ingérés par l'organisme humain.

Les policiers sont retournés sur les lieux en décembre et ont une fois de plus procédé à l'arrestation du propriétaire de la boutique. Détenu depuis le 22 décembre sous une accusation de bris d'engagement, Lapierre a tenté en vain hier de convaincre un juge de le remettre une fois de plus en liberté.

L'accusé sera de retour devant le tribunal le 10 janvier pour son dossier de bris d'engagement, et le lundi suivant pour la suite du dossier concernant les accusations de trafic de stupéfiants.

Malgré ces arrestations et trois perquisitions en un peu plus de quatre mois, la boutique Échologik était toujours ouverte mardi.

Ça discutait d'ailleurs ferme entre les employés de la boutique et les clients, dont plusieurs semblaient surpris que l'établissement demeure ouvert. «Oui, comme vous pouvez voir, nous sommes ouverts», a lancé Charles, un employé, à un client qui s'est présenté sur place.

L'employé a cependant refusé d'en dire davantage quand le client s'est informé à savoir si le propriétaire de la boutique était toujours détenu. «Je n'en dirai pas plus, tout ce que j'ai à dire, c'est qu'on est ouvert. Le reste, vous le lirez dans les journaux.»

Entre eux cependant, les employés de la boutique étaient beaucoup plus loquaces et tentaient de trouver des solutions pour continuer de faire fonctionner la boutique pendant que son propriétaire est derrière les barreaux et pour dénicher des personnes qui pourraient travailler durant la période des Fêtes. Il était aussi question de l'enquête sur remise en liberté de Lapierre, à laquelle certains employés ont assisté hier. «J'ai parlé à Jean-Philippe et il était un peu déprimé», a laissé tomber une employée.

Si des vêtements de chanvre et des accessoires pour fumeurs comme des pipes à eau sont toujours en vente chez Échologik, il semblait toutefois impossible hier d'y trouver les substituts de cannabis et d'ecstasy autrefois présentés comme «légaux» qui ont fait la réputation de l'établissement.

«Du Spice? Du Spirit? On n'a pas ça», explique Charles à un client qui s'informait au sujet de la disponibilité de ces substituts du cannabis. «De la Salvia? Ce genre de produit-là, on n'en a pas et on n'en aura plus. Nous sommes ouverts, mais on n'a pas ces produits-là. On a du linge et des pipes», a-t-il conclu.

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