Mort d'une piétonne à Charlesbourg: un contact visuel aurait pu tout changer

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«Les piétons, en général, ils se disent : ?L'automobiliste a des phares, donc il va me voir.? Et tu as le même genre de raisonnement de l'automobiliste qui dit : ?Le piéton, il va voir mes phares, donc il va me voir?», explique l'expert en sécurité routière Jean-Marie De Koninck.

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Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil

(Québec) La piétonne de 54 ans qui a été heurtée mardi soir à Charlesbourg est morte mercredi matin à l'hôpital. Si elle avait pu établir un contact visuel avec le conducteur, elle serait peut-être encore en vie, croit l'expert en sécurité routière Jean-Marie De Koninck.

Dans un état critique après l'accident, la quinquagénaire, dont le nom n'a pas encore été révélé, n'a pas survécu à ses blessures. Elle avait été happée mardi vers 17h alors qu'elle traversait le boulevard Mathieu à Charlesbourg près de l'avenue Bourret. Le conducteur de 79 ans ne l'aurait pas aperçue avant de la heurter avec son véhicule. Selon la police de Québec, il roulait lentement.

M. De Koninck souligne qu'il s'agit d'une mort malheureuse mais typique sur la route. Selon lui, elle aurait pu être évitée si

la dame avait croisé le regard du conducteur avant de traverser la rue.

«Les piétons, en général, ils se disent : ?L'automobiliste a des phares, donc il va me voir.? Et tu as le même genre de raisonnement de l'automobiliste qui dit : ?Le piéton, il va voir mes phares, donc il va me voir?», explique le professeur à l'Université Laval. «Chacun pense que l'autre va le voir, mais dans le fond ils ne se voient ni l'un ni l'autre. C'est pour ça qu'on dit que, même le soir, il faudrait que le piéton essaie d'établir un contact visuel.»

De cette manière, une communication non verbale s'établit rapidement entre le conducteur et le piéton pour savoir qui peut passer le premier. Si elle ne se fait pas, l'un ou l'autre sait qu'il doit attendre avant d'avancer.

Plusieurs autres facteurs ont aussi pu jouer dans l'accident qui a coûté la vie à la femme de 54 ans, analyse M. De Koninck. La?visibilité?était?réduite, puisque le soleil était déjà couché. De plus, le conducteur de 79 ans, comme la plupart des aînés, avait probablement un moins grand champ de vision que la moyenne des gens.

De son côté, la victime aurait traversé?au?milieu?de?la rue. Or, aux intersections, les conducteurs sont plus vigilants, souligne l'expert en sécurité routière.

Selon la SAAQ, la négligence, l'inattention et la distraction du conducteur ou du piéton constituent les principales causes d'accidents, quelle que soit la gravité des blessures. En 2007, 3506 piétons ont été blessés ou tués dans une collision avec une automobile au Québec, ce qui représente 27 victimes de plus qu'en 2006.

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