L'art se porte au secours des requins

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George Wong (à droite), promoteur et fondateur de Parkview Arts Action, et son fils Alex posent devant l'oeuvre «Butterfly in Love with Flower», mardi, à Hong Kong

AFP, Anthony Wallace

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Elaine Yu
Agence France-Presse
Hong Kong

Une impressionnante sculpture d'aileron de requin trône sur le front de mer à Hong Kong, l'une des pièces d'une nouvelle exposition destinée à dénoncer leur commerce tristement célèbre.

Hong Kong est l'un des principaux marchés au monde pour les ailerons de requins, mets prisés souvent servis en soupe lors des banquets donnés par des Chinois fortunés.

À partir de jeudi et jusqu'en septembre, le musée maritime de Hong Kong, au coeur de la ville,  accueille une exposition qui met en lumière les menaces que fait peser la chasse sur les populations de squales.

La sculpture d'acier de l'artiste chinois Zheng Lu, huit mètres de haut sous la toise, se trouve à quelques encablures du quartier de Sheung Wang, où de nombreux commerces de poissons séchés vendent des ailerons de requin.

Les défenseurs de l'environnement de l'ex-colonie britannique revenue en 1997 dans le giron de la Chine sont de plus en plus virulents dans leur dénonciation de ce commerce. Début juin, des militants se sont déguisés en requins sanguinolents devant l'un des restaurants les plus populaires de Hong Kong, connu pour servir de la soupe à l'aileron.

L'exposition, baptisée «Des Requins et de l'Humanité», comporte plusieurs sculptures, des tableaux et des pièces interactives.

Des requins ensanglantés en céramique, décorés de motifs de style chinois, côtoient par exemple une installation électrique scintillante bleue en forme de squale.

Ho Siu Kee, un artiste de Hong Kong, figure parmi les 36 exposants.

«Les gens de ma génération tiennent principalement ce qu'ils savent des requins du film ''Les dents de la mer''», dit-il, notant que les requins sont tués généralement par les humains plutôt que l'inverse.

Ho Siu Kee a créé une cage métallique en forme d'aileron, inspirée par une scène du classique de Steven Spielberg, et s'est pris en photo à l'intérieur, debout dans la mer par marée basse.

George Wong, promoteur et fondateur de Parkview Arts Action, organisation de promotion de la défense de l'environnement via l'art, a commandé cette exposition, car, dit-il, le prélèvement d'ailerons lui «fend le coeur».

Selon World Wildlife Fund, plus de 70 millions de requins sont tués chaque année pour leurs ailerons et de nombreuses espèces de squales sont menacées.

En 2013, l'exécutif hongkongais avait annoncé qu'il ne servirait plus d'ailerons et de thon rouge aux réceptions officielles, souhaitant donner «le bon exemple».

Des compagnies aériennes comme Cathay Pacific et Virgin et des armateurs comme Maersk ont décidé de ne plus transporter d'ailerons à cause des pressions des défenseurs de l'environnement.

Mais l'aileron de requin reste un met de choix et on en trouve sur les menus des restaurants de poissons dans toute la ville.




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