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Chalk River: Québec veut une révision du projet de dépotoir

Le ministère de l'Environnement du Québec met en... (Photothèque Le Soleil)

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Le ministère de l'Environnement du Québec met en doute l'emplacement choisi par les Laboratoires nucléaires canadiens pour le projet d'installation d'un dépotoir des déchets radioactifs, soit Chalk River, près de la rivière Outaouais.

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(Québec) Le gouvernement du Québec appelle le promoteur d'un dépotoir de déchets radioactifs à Chalk River, en Ontario, à refaire ses devoirs. Il estime que le projet présente un risque de contamination de la rivière des Outaouais, un affluent du Saint-Laurent.

Le ministère de l'Environnement du Québec a adressé une série de questions à la Commission canadienne de sûreté nucléaire, qui se penche sur ce projet dit d'Installation de gestion des déchets près de la surface (IGDPS). Il est porté par les Laboratoires nucléaires canadiens.

Le dossier a fait grand bruit à l'Assemblée nationale au printemps.

Dans l'état actuel des choses, le ministère de l'Environnement juge incomplets les éléments d'information fournis jusqu'à présent. Il met en doute l'emplacement choisi par les Laboratoires nucléaires canadiens, près de la rivière des Outaouais.

Les questions qu'il pose traduisent de sérieuses inquiétudes. Le gouvernement de Philippe Couillard ne dit toutefois pas non au projet. Pas à ce stade-ci, en tout cas. Le ministère de David Heurtel entend être partie prenante aux étapes d'évaluation et de consultation. Il dira non ou oui plus tard.

Selon les observateurs, l'opposition du Québec ne pourrait cependant à elle seule faire échec au projet, puisqu'il sera situé en territoire ontarien. Voilà pourquoi le gouvernement Couillard chercherait plutôt à faire en sorte qu'il offre toutes les garanties de sécurité.

C'est la Commission canadienne de sûreté nucléaire qui aura le dernier mot.

D'autres solutions

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques note que, selon les dires mêmes des Laboratoires nucléaires canadiens, une Installation de gestion des déchets près de la surface constitue une moins bonne solution qu'une Installation de gestion des déchets géologiques (IGDG). Cette dernière offrirait «une meilleure isolation des déchets par rapport à l'environnement hydrique» et relativement «à la santé publique» et à «la sécurité à long terme». C'est ce qu'on peut lire dans le document qu'il a transmis à la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

«La voûte en béton de surface (VBS)» - une autre solution rejetée par les Laboratoires nucléaires canadiens - serait aussi «plus avantageuse, notamment en ce qui a trait aux critères de la fiabilité de la construction et de l'environnement géologique et hydrogéologique», poursuit le document.

Québec demande que l'«initiateur» du projet explique pourquoi l'option de l'IGDG et celle de la VBS n'ont pas été retenues.

Ailleurs

Il exhorte par ailleurs ce dernier à évaluer «la possibilité d'éloigner» le dépotoir du réseau hydrographique de la rivière des Outaouais.

Il note que «la principale justification de l'initiateur dans le choix de son site est que la majorité des déchets à enfouir se trouvent déjà» à cet endroit.

La «performance» du «monticule de confinement artificiel» l'inquiète également. Il relève que le promoteur ne peut exclure une fuite ou un débordement du monticule «immédiatement après la fin du contrôle institutionnel, qui devrait avoir lieu en 2400».

Québec presse la Commission canadienne de sûreté nucléaire de mettre en place «les moyens nécessaires pour permettre aux citoyens du Québec de participer aux consultations publiques» à venir, «notamment par l'entremise d'audiences organisées sur le territoire québécois».

Au printemps, le Parti québécois avait réclamé que le ministre Heurtel confie au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, un organisme québécois, le mandat de tenir des consultations au Québec sur ce projet.

Le dépotoir projeté à Chalk River permettrait d'enfouir environ un million de mètres cubes de déchets radioactifs d'ici 50 ans. L'entreprise Les laboratoires nucléaires canadiens précise que 99 % de ceux qui y seront stockés sont de faible activité radioactive.

Elle plaide que le projet constituera une amélioration par rapport à la situation actuelle.




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