Changer Québec par ses rivières

Jandrik Hoekstra, président du jury du concours international... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Jandrik Hoekstra, président du jury du concours international Rêvons nos rivières, et Ken Greenberg, membre du jury.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) «Je ne sais pas si vous le savez, mais vous allez changer complètement le visage de votre ville en établissant des nouvelles relations avec les rivières.»

Le message, adressé à la Ville de Québec et à ses citoyens, est celui de Ken Greenberg, qui est membre du jury du concours international Rêvons nos rivières, lancé par la municipalité au printemps dernier. Le projet vise à faire le plein d'idées pour l'aménagement des rivières du Cap Rouge, Saint-Charles, Beauport et Montmorency.

Samedi, les sept membres du jury étaient réunis à l'hôtel de ville pour discuter des 21 propositions reçues. Au terme de cette journée de délibération, le jury a fait le choix de trois gagnants, choix qui ne sera toutefois dévoilé que le 11 septembre.

Si la nature des propositions retenues demeure secrète pour l'instant, les membres du jury semblent d'ores et déjà emballés par le potentiel des quatre rivières, qu'ils ont explorées en groupe vendredi. «Toutes les rivières sont des perles dans la ville», image d'ailleurs l'architecte paysagiste néerlandais Jandrik Hoekstra, président du jury.

«Pour l'instant, ces quatre rivières sont un espèce de trésor caché», indique toutefois M. Greenberg, qui a agi à titre de conseiller du maire Jean-Paul Lallier lors de la revitalisation du quartier Saint-Roch. «On a accès à des petites parts de sentiers, mais à d'autres moments, c'est complètement caché dans le tissu urbain.»

D'où l'importance, selon lui, de créer une vision à long terme englobante pour ces quatre cours d'eau. Le but de l'exercice: améliorer l'accessibilité aux rivières, profiter des quatre saisons, mettre en valeur les milieux naturels sensibles, renforcer le sentiment d'appropriation des citoyens envers les rivières et retisser les liens avec les quartiers.

«Un saut en avant»

«C'est un vrai festival autour de l'eau que vous avez à Québec», décrit quant à lui le juré Jacques Soignon. «Lorsqu'on passe d'une rivière à l'autre, on voit des variétés de formes, de courant, de méandres, de propositions qui les rendent très attachantes. [...] On comprend beaucoup mieux aujourd'hui pourquoi vous avez lancé ce projet autour de ces rivières. C'est qu'effectivement, il y a une grande diversité, une grande variété.»

D'ailleurs, la Ville de Québec a reçu son lot de félicitations de la part des membres du jury pour avoir lancé un tel concours. «Avec toutes les inondations qui nous entourent ici ou ailleurs, l'idée de traiter de ces sujets de rivières est excessivement pertinente, et je trouve que Québec est là au bon moment pour faire venir des idées de l'international pour voir comment on peut intégrer nos rivières dans le tissu urbain. Chapeau à Québec!» a tenu à souligner l'architecte paysagiste Claude Cormier.

«L'avantage du concours, ajoute Ken Greenberg, c'est que ça permet d'accélérer ce qu'on aurait pu faire par des études et des analyses. Là, on fait un saut en avant.»

Au terme du concours Rêvons nos rivières, la Ville de Québec compte établir son propre plan d'action pour l'aménagement de ses rivières. Une vision qui pourrait s'étaler sur 5, 10, 15 et même 20 ans, indique Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif.




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