À la rescousse des baleines en péril

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En 2015, la population de baleines noires d'Atlantique Nord était estimée à 524 individus, et les évaluations ont indiqué depuis un déclin dans la santé et l'abondance.

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(Québec) Le gouvernement canadien veut parler des baleines, et ce, avec tous les Canadiens. Pour ce faire, il propose des dizaines de mesures concrètes pour protéger trois espèces de baleines en péril, dont fait partie la baleine noire, et invite les citoyens à se prononcer.

Le geste est «courageux», laisse entendre Robert Michaud, président du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM). Car Pêches et Océans Canada énumère pas moins de 63 «actions claires» potentielles visant à «réduire les pressions exercées sur la baleine noire de l'Atlantique Nord, le béluga de l'estuaire du Saint-Laurent et l'épaulard résident du sud, trois espèces qui figurent sur la liste des espèces en voie de disparition de la Loi sur les espèces en péril.

Et même si ces propositions ne font pas l'objet d'un plan d'action immédiat, elles sont tout de même encourageantes, pense M. Michaud, dans le contexte où la situation de ces trois espèces, particulièrement l'épaulard et la baleine noire, inquiète de plus en plus les experts.

Reste à voir comment Pêches et Océans Canada agira au moment d'annoncer de véritables investissements pour venir en aide à ces mammifères marins. Là sera «le vrai test», dit-il.

Contrôler les activités de pêche dans certains secteurs, limiter le passage des navires, mettre en oeuvre des limites de vitesse, gérer la pêche aux proies des baleines, augmenter la distance autorisée entre les mammifères marins et les embarcations de plaisance, identifier et créer des zones de refuge acoustique. Voilà quelques-unes des actions proposées mardi par Pêches et Océans Canada. Ces mesures théoriques ont été élaborées en collaboration avec les différents acteurs du milieu, autant des groupes environnementaux que des représentants de l'industrie maritime. Le GREMM a également été consulté.

Robert Michaud indique que les considérations socioéconomiques ont été mises de côté durant la réflexion afin d'en arriver à un résultat approfondi et sans biais. La liste d'actions potentielles est donc exhaustive, mais certainement invraisemblable si prise dans son ensemble. «Nous reconnaissons que la mise en oeuvre de ces mesures ne sera peut-être pas aisée», mentionne d'ailleurs par courriel Janine Malikian, conseillère en communications pour Pêches et Océans Canada.

Une étude scientifique menée ce printemps dans le contexte du Plan de protections des océans, déposé en novembre 2016, a permis de confirmer que l'empêtrement dans les engins de pêche et les collisions avec les navires demeurent les menaces principales pour la baleine noire de l'Atlantique Nord. «Cet examen s'est déroulé avant que n'ait eu lieu le nombre sans précédent de morts de baleines noires cet été», souligne toutefois Mme Malikian.

Appui du public

Parallèlement aux 63 propositions de mesures, Pêches et Océans Canada lance un vaste projet de consultation publique intitulé Parlons des baleines. Car «même si nos données scientifiques nous indiquent quelles mesures sont nécessaires, la mise en oeuvre de ces mesures ne sera pas facile et nécessitera l'appui et la collaboration des Canadiens et des intervenants afin d'accomplir le travail», a transmis le ministère par voie de communiqué.

Jusqu'au 19 septembre, les Canadiens sont invités à se prononcer sur cinq sujets, soit la disponibilité des proies, les bruits sous-marins, les empêtrements, les contaminants et les navires. «Les points de vue présentés dans le cadre de cette mobilisation permettront d'orienter les éventuelles mesures immédiates visant à rétablir ces baleines emblématiques», indique Pêches et Océans Canada.

En 2015, la population de baleines noires d'Atlantique Nord était estimée à 524 individus, et les évaluations ont indiqué depuis un déclin dans la santé et l'abondance. L'épaulard résident du sud se chiffrait quant à lui à 78 individus en 2016, tandis que le béluga de l'estuaire du Saint-Laurent, dont le nombre est estimé à 900, a vu sa population diminuer de 1 % par année depuis le début des années 2000.




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